Le Var, région de notre amie Tuffette, regorge de belles balades, de beaux petits villages, et surtout de très beaux panoramas.
Des villages perchés de l’Esteron à la forêt de l’Esterel, un cocktail de chemins sur fond d’azur, entre montagnes hardies, flots bleus, arômes de pin et de romarin. Niché sur le plateau du Savel, au nord du val d’Esteron, Villars-sur-Var n’est pas avare de surprises. La balade commence en haut du village. Au terme d’une montée assez rude, suivie d’un adret doux, vous atteindrez un petit col qui culmine à 756 m qui annonce le beau site de la chapelle St Jean. Puis il regagne Villars après un bout de chemin sur le GR.510. Le village médiéval cache dans ses murs un patrimoine étonnant : porte St Antoine, passages voûtés, ruines du château d’Espéron… sans oublier l’église du XVIème siècle et son clocher à pyramide orné de 12 pierres énigmatiques… Il s’entoure aussi d’une constellation de chapelles : huit au total, dont celles, peintes, de St Jean et Ste Pétronille. Enfin, Villars-sur-Var est fier de son vignoble en mouchoir de poche classé AOC côtes-de-Provence. L’aventure s’achève immanquablement sur la place ombragée du village, théâtre des parties de pétanque. Là, le bar des Platanes nous régale d’une excellente cuisine familiale. Après ce réconfort, nous partons pour :
Sigale : Ce village a le nom qui chante. Il faudra pourtant économiser son souffle dans cette balade aux accents montagnards. On attaque d’emblée par une bonne pente en suivant le GR.510, pour enchaîner par une ascension soutenue entre deux falaises, dans la barre des Moulières. Il reste à gagner la cime de la Cacia qui vous fera atteindre l’altitude de 1105 m, où le regard plane sur le haut Esteron. La descente flirte avec l’impressionnante « clue » (canyon) du Riolan : hautes parois resserrées de calcaire blanc, à-pic vertigineux sur la rivière, chapelet de cascades, vieux pont sur le Riolan datant du XIXème siècle. Puis le GR.510 ramène en douceur à Sigale. Sigale charmant village aux vieilles rues étroites en escaliers, église St Michel du XIIIème siècle, chapelle d’Entrevignes du XVème siècle. De plus vous aurez une vue sur les villages alentours et sur les lointains sommets « 3000 m » du Mercantour et de l’Argentera. Pour terminer notre vadrouille dans le Var, nous faisons une petite balade dans la forêt de l’Esterel. Magie des couleurs et vertige de senteurs sur fond d’iode de Méditerranée. C’est toute l’ambiance de cette balade dans la forêt de l’Esterel, gérée par les forestiers de l’ONF et sillonnée par le GR.51. Nous démarrons près de la source de la Ste Baume pour grimper à flanc de colline. Voici le col du Cap-Roux et, face à nous, l’insondable Grande Bleue. Au sommet (453 m) se dévoile un superbe panorama : de l’Italie au massif des Maures, en passant par la Côte et la pointe du Cap-Roux. De retour à la source, on ne manque pas de visiter la grotte et, pour les plus vaillants, la chapelle de la Ste Baume. A voir et à humer en chemin : des légions de chênes-lièges, de chênes pubescents, de pins d’Alep, les bouquets parfumés de thym, de romarin, de ciste et de lavande.
Vous reviendrez la tête pleine de senteurs et de souvenirs
Notre amie Tuffette a déjà beaucoup écrit sur sa région. Plusieurs de ses billets vous incitent à vous rendre et visiter cette magnifique région. Nous aussi, nous avons voulu aller sur ses traces… Aïoli, bouillabaisse, lavande, olive, tapenade, pétanque, Jean Giono… autant de mot qui racontent et sentent la Provence ! Qui vous accueille dans ses nombreux petits villages. La légende provençale : La Tarasque, le monstre de Tarascon. Jadis, un monstre, la Tarasque, terrorisait les familles de Tarascon : « moitié poisson, plus épais qu’un bœuf, plus long qu’un cheval avec des dents semblables à des épées et grosses comme des cornes, qui était armé de chaque côté de deux boucliers », décrivent les légendes médiévales. Ce dragon, dont le nom dérive de la ville de Tarascon, enlève les enfants et, tapi dans sa grotte au bord du Rhône, les dévore. Dotée de pouvoirs surnaturels, sainte Marthe, venue en l’an 48 évangéliser Tarascon, maîtrise et livre la bête aux habitants qui la mettent en pièces. Devant ce miracle, les gens de Tarascon se convertissent à la religion de la sainte. La bête trône encore aujourd’hui sur les portails des églises et les chapiteaux des cloîtres. La fête de la Tarasque : durant quatre jours, le dernier week-end de juin, Tarascon fait revivre la légende de la Tarasque. Déjà au XVème siècle, le roi René, duc d’Anjou et comte de Provence, inaugure une tradition de jeux et de courses pour célébrer le combat mythique entre Marthe et la Tarasque. Les beaux villages : Gordes et ses bories : Près de Gordes, au-dessus de la Vallée du Coulon, on peut admirer le village des Bories, un hameau restauré. La région compte environ 3 000 constructions en pierres, qui autrefois, abritaient les animaux ou servaient de remise agricole. Borie : Au XIXème siècle, le provençal bori désigne une masure, dans un sens péjoratif. Le mot qualifie ensuite la construction de pierres sèches. Datant probablement du néolithique, cette technique requiert un extrême savoir-faire : l’empilement de pierres n’est consolidé par aucun joint, ciment ou autre mortier. Les paysans l’utilisaient comme cabane à outils, les plus grandes servaient de bergeries. Bastide : Le latin bastida désigne une ville nouvellement bâtie ou une fortification, surtout en Gascogne et dans le Périgord. Puis le mot prend le sens de cabane. Au XVIème siècle, celle-ci se transforme en petite maison de campagne. Or, les bastides provençales étaient destinées à montrer le rang et la richesse du propriétaire. Mas : Le mot provençal mas correspond à l’ancien français mes qui signifie ferme. Le verbe latin manere (séjourner) a d’ailleurs légué quantité de mots, parents du mas, comme manant, manoir, maison… Le mas désigne le lieu de l’exploitation familiale. Cette bâtisse rurale répond à un schéma original, conçu pour être modifié en fonction des besoins. Les spécialités provençales : Aïoli : Pas d’œuf dans l’aïoli ! Seul l’ail permet de faire tenir cette sorte de mayonnaise à l’huile d’olive. Son nom, un condensé des mots ail et oli (huile) en provençal, le confirme. La mie de pain imbibée d’eau ou une pomme de terre cuite sont autorisées pour donner de la consistance. Plat de carême à l’origine, le grand aïoli comprend des filets de morues, des fruits de mer et des légumes cuits à la vapeur pour accompagner la fameuse sauce. Bouillabaisse : La recette de cette soupe de poissons est écrite dans son nom. Boui abaisso est avant tout un conseil de cuisinière avisée : « quand tu bouilles, ça baisse ! ». Pas plus de quelques minutes de cuisson en effet pour conserver ferme la chair des poissons. Lavande et Lavandin : En Provence, on cultive la lavande depuis le XIXème siècle. Le lavandin très présent dans le Lubéron, est un hybride conçu à partir de la lavande fine et de l’aspic. Olive : La Provence, terre des oliviers depuis 3 000 ans, compte plusieurs variétés d’olives : la grossanne, dégustée à maturité ; la picholine marinée ou confite ; la tanche excellente en saumure ; et surtout l’olive de Baux ou salonesque réputée pour son huile. Tapenade : Cette purée d’olives noires tire son nom d’un de ses ingrédients principaux, la câpre, tapeno en provençal. Cette baie, de la taille d’un petit pois, est mise à confire dans du vinaigre. Cette spécialité que l’on déguste à l’apéritif est aromatisée avec des herbes de Provence. La pétanque : Les pieds tanqués : voilà la règle absolue de la pétanque et l’origine du nom du plus connu des jeux de boules. Ped tanca signifie, en provençal, les pieds joints et fichés dans le sol. Pas question pour le joueur de sortir du cercle dessiné sur la terre du terrain, délimitant une zone à partir de laquelle il doit pointer ou tirer sa boule. L’acte de naissance de la pétanque remonte à 1910, date à laquelle la légende veut qu’Ernest Pitiot en fixe les règles à La Ciotat. Le patron du cercle Béraud, où l’on s’adonnait depuis belle lurette au jeu de boule libre, créé cette nouvelle règle pour que son ami, Jules Lenoir, perclus de rhumatismes et incapable de s’élancer pour lancer sa boule, puisse participer. Jean Giono : L’écrivain Jean Giono (1895-1970) n’a jamais quitté Manosque dans les Alpes-de-Haute-Provence. Il finit sa vie dans sa maison du Paraïs, montée des Vraies richesses, au pied du Mont d’Or. Une adresse en écho de son œuvre romanesque. Ce pacifiste, rescapé de Verdun, compose une œuvre lyrique tournée vers la nature. Entre 1935 et 1939, il créé le Contadour, sorte de réunion où des intellectuels se réunissent pour lire de la poésie et rédiger des tracts appelant à la désertion. Quelques expressions provençales : Peuchère : dérivée de pécheur (qui a commis un péché), cette interjection exprime la compassion : « il est brave, peuchère ! » ou l’ironie : « oh peuchère ! si tu crois ça ! » Il tombe la lune : bizarrement, l’astre désigne ici le soleil qui, dardant ses rayons, écrase les humains. Fan de chichourle : pas grand-chose ! Chichourle désignant un petit fruit de la taille d’une olive.
Alor, bènvengudo !
Claire, Bernie et les filles de l’atelier d’écriture de l’hôpital au domicile
Aujourd’hui, nous vous proposons une balade dans la région chez nos amis Picards où vivent Michel et Nicole Mercator sur une terre riche et fertile, baignée par une douce lumière et la mer du Nord proche de la Côte d’Opale. Un galet, un caillou précieux est la fierté de la région : Le galet a fait la renommée de Cayeux-sur-mer (cayeux signifie caillou en picard). Depuis 1840, le galet est utilisé industriellement, mais son ramassage est effectué depuis plus longtemps encore. Arraché aux falaises du pays de Caux, le minéral est brassé par la houle, les vagues et devient galet en abordant l’embouchure de la Somme. La grande pureté et l’extrême dureté du galet de Cayeux, dû a sa très haute teneur en silice, le rend précieux pour de nombreuses applications industrielles : agent de broyage pour les cosmétiques et les céramiques, production de bétons architectoniques, composition de colles, d’enduits, d’encres. Il est exporté en Europe et jusqu’en Asie du Sud-Est ! Deux mille ans de culture ont façonné son paysage : Les jardins flottants d’Amiens tirent leur nom du latin hortus (jardin). Les soldats romains nommèrent hortulani leurs jardiniers, aujourd’hui appelés hortillons. Irrigués par la Somme et l’Avre, les hortillonnages forment une gigantesque mosaïque de 300 hectares. La création de ces jardins maraîchers ont nécessité un travail colossal. Pour aménager une zone sur laquelle la rivière s’élargissait sur des kilomètres en raison de la faible déclivité du terrain, il a fallu drainer les bras d’eau, creuser des canaux, entretenir les berges facilement inondables en surélevant le niveau des aires, les parcelles cultivables. Jusqu’au XIXème siècle, les hortillonnages approvisionnaient toute la ville d’Amiens et ses environs en fruits et légumes. Les maraîchers se déplaçaient sur les canaux, les rieux, en barque en fond plat. Le petit théâtre des cabotans est sa tradition : Les marionnettes à tringles et à fils d’Amiens apparaissent au XVIIème siècle sur les foires de la région. Le mot picard cabotan signifie à l’origine homme de très petite taille. Les marionnettes, taillées dans un morceau de bois, sont en effet hautes de 50 centimètres. Elles forment toute une famille. Au centre de toutes les intrigues, le personnage de Lafleur, sorte de valet de comédie. Il incarne le bon sens populaire, l’esprit picard. Autour de lui gravitent son épouse Sandrine, son ami T’chot Blaise et d’autres figures hautes en couleur. Reprenant le flambeau des compagnies du XIXème siècle, celle des « Ché cabotans », créée en 1933, transmet le répertoire oral de l’art des marionnettes. Un verger sur la place de la cathédrale, c’est la fête du marché aux fruits rouges de Noyon : Fruits, confitures, sirops, pâtes de fruits… Chaque premier dimanche de juillet, c’est l’événement à Noyon. Le nom latin de la ville, Noviomagus (nouveau marché), est d’ailleurs dû aux célèbres foires qui s’y déroulaient. Dès le Xème siècle, le cerisier est implanté dans cette région connue pour la douceur de son climat. Fraises, cassis, groseilles sont cultivés à leur tour. Les vergers deviennent l’une des principales richesses de la ville. Au XIXème siècle, leurs fruits alimentent la région parisienne, le Nord et sont exportés vers l’Angleterre. Mais la Première Guerre mondiale ravage les terrains et brise cette économie florissante. La groseille et la framboise font leur réapparition dans les années 1960 et relancent l’activité. Quelques expressions typiques : Faire briquet : c’est casser la croûte. Le briquet, c’est le repas que le mineur emportait dans la mine Tyo : désigne à la fois le petit, l’enfant, l’ami. Le mot précède le prénom et vient une marque d’affection comme dans tyo Mile pour Emile. Pour votre gourmandise ses petits plats : Tarte à l’bradé : Le badré désigne la crème aux œufs qui garnit la tarte sucrée picarde à laquelle on ajoute parfois des pruneaux. Pour l’une des variantes du dessert, le flan est si épais qu’il est baptisé tarte papin, le mot papin désignant une bouillie épaisse et aussi…la colle à papier peint ! Ça tient au ventre ! Bisteu : Lard, pommes de terres, oignons, beurre et crème forment la farce de cette tourte de pâte brisée croustillante sur le dessus et moelleuse à l’intérieur. Née dans les cuisines paysannes à la fin du XIXème siècle, elle se prépare de mille et une manières. A St Valery sur Somme, par exemple, on remplace le lard par des moules. Ficelle : Une seule règle pour préparer ces crêpes salées : qu’elles soient fines ! Pour mériter leur nom, les ficelles, garnies d’une farce à base de jambon cuit et de champignon, doivent être roulées soigneusement. Elles sont gratinées au four et servies très chaudes. Le fromage doit filer entre les dents !
De l’osier au panier ... Dans la région de notre amie PAT, à Villaines les Rochers, en Touraine,…on travaille l’osier depuis 150 ans avec les mêmes gestes et le même amour. Bienvenue chez mes rois de la tresse. Sur les terres limoneuses de la vallée de ’Indre et de Villaines, à quelques kilomètres d’Azay le Rideau, se trouve un village unique en son genre : Villaines Les Rochers. Son nom vient des troglodytes qui accueillaient jadis la quasi totalité de la population. Ces cavités creusées dans la falaise servaient également d’atelier pour la conservation de l’osier et la pratique de la vannerie. Car de l’osier et de la vannerie, il y en toujours eu. Mille habitants dont quatre vingt vanniers, Villaines Les Rochers vit toujours au rythme des saisons et des saules. Une fois les feuilles tombées et la sève des arbres redescendue, en décembre, les branches de saule, âgées d’un an, sont coupées à la serpe et au sécateur. Ces branches, qui prennent alors le nom d’osier, ne seront travaillées que dix mois plus tard, à l’automne. Dix mois pour préparer les longues tiges, deux mois qui vont marquer la vie des vanniers. L’osier compte une trentaine de variétés. Les plus couramment utilisées sont la grisette (Salix tiendra) pour la grosse vannerie et le noir de Villaines pour les objets de vannerie fine. La gavrange verte (Salix Viminalis) servent aux armatures, aux fonds de paniers et aux cerclages. La récolte terminée, l’osier est trié, bottelé, puis stocké « les pieds dans l’eau » dans de larges bassin ou routoirs, alimentés par des fontaines. Dix centimètres d’eau suffisent à cette mise en végétation artificielle pendant trois mois. Objectif : attendrit le bois et l’écorce. Excepté l’alimentation en eau, l’homme n’aura plus à s’occuper des branches. Très vite, la sève remonte, donnant naissance à de petites feuilles vertes sur la moitié supérieure des tiges, l’écorce se ramollit et l’osier revit. Au mois de mai - juin, les vanniers se préparent au gros du travail. L’osier va être dépouillé de son écorce. Pour ne pas altérer la qualité et la souplesse des tiges, l’écorçage doit être rapide. Tout le village met la main à la pâte pour transporter les lourdes bottes vers les machines. Le temps, allié fidèle, fait son travail : L’écorce ne mesurant que quelque dixièmes de millimètres, ce n’est plus l’homme qui se charge de l’ôter mais des rotatives. L’écorçage est l’une des rares étapes où la machine intervient. A cet instant, l’osier devient blanc et va être séché, debout contre les façades des maisons ou étalé aux alentours du village. Pendant 24 heures, Villaines prend des allures de village de bois. Toutes les bottes ne sont pourtant pas écorcées. Les tiges à l’état brut, moins esthétiques mais plus résistantes, seront transformées plus tard en paniers pour les écaillers. Les brins de l’osier écorcés sont ensuite triés puis bottelés selon les tailles. Les plus petits mesurent 80 cm et les plus hauts atteignent 3 mètres. On entrepose ces bottes quelques mois dans un endroit sec et obscur pour éviter au bois de se patiner. Tout l’été, l’osier sèche dans les greniers. Fidèle allié des vanniers, le temps fait son travail pour durcir les branches mais avant son utilisation l’osier devra de nouveau tremper 2 à 3 heures dans l’eau pour retrouver sa souplesse. Par la suite, la température constante de 14° et le taux d’hygrométrie d’environ 70% des caves et des grottes du village sont les conditions idéales pour stocker les tiges avant leur tressage. Car pour travailler, le vannier attend de son osier qu’il soit parfait. C’est-à-dire non cassant, sans nœud ni branche, souple et bien droit, gage de qualité sur le produit fini. Un matériau adapté toutes les époques : Hormis quelques outils, ce sont bien les dix doigts du vannier qui font tout le travail. Ils serrent, tordent, poussent, redressent, entrelacent et même caressent l’osier ... presque une histoire d’amour. Côté outils, fendoirs, serpettes, sécateurs et épluchoirs tranchent ; alènes et poinçons perforent ; maillets, battes et fer à clore frappent ; marteau, égoïnes et tenailles marquent. Et c’est sur son aise, sorte de plancher long de 2,80 m, isolé à 10 cm du sol que le vannier travaille, assis. La sellette (plan incliné) calée entre ses jambes sert de support à l’ouvrage pendant sa fabrication. La magie de l’homme peut opérer. Les vanniers perpétuent ainsi la tradition avec des gestes inchangés depuis 150 ans. Les objets en vannerie ont, eux, bien évolué. Qu’il soit à jours ou à claire-voie comme les cages à oiseaux, les berceaux ou les hottes à pain ; d’éclisses (lamelles d’osier) pour les vanneries fines ou d’osier rond pour les malles, les paniers à bûches ou encore les nacelles de montgolfières, l’osier prend aujourd’hui de nombreuses formes. Matériau de tradition, il sait aussi se moderniser quand il est associé au métal, au cuir ou à toutes sortes de tissus et ouvre ainsi des perspectives nouvelles, par exemple dans le mobilier contemporain. Auparavant, 40% de la production est destinée à la présentation alimentaire des magasins de grande distribution, 30% sert en boulangerie traditionnelle (claies et bannetons sont en usage chez Poilâne), 20% part pour l’ameublement et la décoration, très prisés actuellement. Fierté des artisans tourangeaux, les vanneries de Villaines s’exportent : 10% de l’artisanat local s’envole pour les États-Unis et les pays scandinaves. Autre sujet de fierté pour le vanniers, à celle seule, Villaines Les Rochers assure la moitié de toute la production française. Ainsi va la vie de cet étrange village, bercé par les branches du saule devenues osier et par le bruit des outils. Et afin de ne pas oublier la tradition, les vanniers se retrouvent le second ou troisième week-end de janvier pour fêter Saint Antoine, leur patron. De quoi redémarrer la saison dans la bonne humeur. L’histoire de l’osier : En cultivant le saule, l’homme a découvert l’osier et ses remarquables propriétés de souplesse, de robustesse et de légèreté. Aux premiers balbutiements de la vannerie, au XVIème siècle, les pionniers ont eu bien des difficultés à vendre leur production. En 1849, l’abbé CHICOISNE, curé du village, décide de créer un groupement de production et fonde la société des vanniers de Villaines ( aujourd’hui coopérative, forte de 80 membres ). La société en comptait 140 en 1872. L’abbé fonde aussi la Société de secours mutuel (sécurité sociale). La vannerie connaît alors ses heures de gloire. Puis, il faut affronter l’avènement du plastique et du carton bouilli ; il faut se relever de l’interdiction du Ministère de la Santé d’utiliser l’osier comme conditionnement alimentaire. Avec de l’imagination et de l’audace, de nouveaux débouchés s’ouvrent aux vanniers. Depuis 1960, la coopérative ne réserve plus son entrée aux seuls descendants des vanniers : elle accueille désormais tous les amoureux de l’osier.
Marie-Pierre, Emmanuelle et Bernie pour vous faire vivre cette balade au pays de l’osiériculture
Cornillon ce petit village médiéval est perché sur un piton rocheux. Les remparts et les vestiges de l’ancien château féodal témoignent d’un passé glorieux. De la cour aménagée en théâtre, on découvre le panorama sur la vallée de la Cèze.
Vous pouvez admirer, à votre guise, parcourir les petites rues pittoresques, admirer la fontaine, rêver devant les murailles grises.
Peut-être saisirez-vous tout à coup, dans l’entrebâillement d’un lourd portail l’éclat subit d’un jardin inattendu, ou chercherez-vous à percer le secret de la gargouille qui orne depuis les lustres le rebord de cette toiture ou celui des sarcophages entreposés près du lavoir.
Puis, après la descente étroite du coteau, vous rendrez visite à son confrère le célèbre village de Roque sur Cèze, de l'autre côté de la vallée, se défiant mutuellement.
et de la cascade du Sautadet, au bas de ce village.
Surtout lorsque le soleil est présent.
Bernie et Cricri qui ont réalisé cette belle balade début septembre
Que ce soit en groupe ou en solo, dans de lointaines contrées ou bien en bas de chez vous, marcher est la manière douce de cajoler son corps et de purifier son esprit. D’abord un pied, puis l’autre. Et recommencer. Pendant des heures, des jours, des mois parfois. Chatouiller l’écorce terrestre à l’aide de ces ingénieux « compas » faits de chair, d’os et de muscles. Avancer vers un but précis ou se laisser guider par l’intuition. Trouver son propre rythme. Marcher à son pas. Qu’il s’agisse des sentiers connus ou des rues inconnues, des contreforts Alpins ou des pistes désertiques du Sahara, le monde est aujourd’hui devenu le terrain de jeu des marcheurs, des randonneurs contemplatifs, des aventuriers en quête de dépassement de soi ou, tout simplement, des promeneurs du dimanche. Dans nos sociétés occidentales ultra-sédentarisées, la marche est devenue un sport à part entière. Si elle n’est plus au cœur des modes de déplacement, même pour les trajets les plus élémentaires, la marche triomphe comme activité de loisir. Comme si le citadin stressé avait oublié ce geste, ô combien primitif, qu’est celui de poser un pied devant l’autre. Bien au-delà des bienfaits évidents pour la santé, cette pratique est un fabuleux moyen de se réapproprier son corps. Dans sa nouvelle acception, la marche ne renvoie ainsi plus à cette image vieillotte du pèlerin pénitent, ruisselant de sueur et de larmes. Bien au contraire. Aujourd’hui, marcher se conjugue avec les notions de bien-être, de liberté, de jouissance, d’accomplissement de soi. Qu’il chemine sur les sentiers balisés que compte notre pays, le marcheur cherche avant tout à atteindre…lui-même : marcher, c’est retrouver son instinct primitif, sa place, sa vraie position, son équilibre mental et physique. Humble face aux éléments qui l’entourent, le marcheur solitaire part en fait en quête de dépouillement, d’élévation. La marche engendre un sentiment d’harmonie entre physique et mental, un était de plénitude, comme sous l’effet d’une drogue. Au-delà de ces retrouvailles avec soi, être porté par ses seules jambes est aussi un moyen privilégié d’entrer en contact avec les autres, ceux qui ont précédé le marcheur sur sa route et ceux qu’il croise, au hasard des carrefours, et des haltes. En marchant, vous aurez la sensation de réconcilier esprit, corps et âme, d’accéder à une certaine clairvoyance… Seul, en amoureux ou en groupe, sur des chemins connus ou des pistes inexplorées…la meilleure façon de marcher ?...A chacun de la trouver ou de la retrouver…Car au bout c’est une partie d’eux-mêmes qu’ils espèrent entrevoir…
Catherine celle qui a un corps sain et beaucoup d’esprit
Fait-il bon vivre en Bourgogne ? Ancien duché prestigieux entre Rhône et bassin parisien, la Bourgogne recèle bien des merveilles à découvrir…ainsi que la douceur de vivre. Le parc naturel régional du Morvan, son paysage : Créé en 1970, le parc régional protège un espace de 2889 kilomètres carrés demeurés sauvage. Escarpements rocheux, cours d’eau rapides… les paysages ont la réputation de paraître hostiles. Les forêts, qui couvrent le tiers du massif, entretiennent cette renommée mais attirent de plus en plus de visiteurs épris de nature. La montagne morvandelle, qui culmine à 900 m, accueille différentes familles de résineux : pin de douglas, épicéa et sapin pectiné – le Morvan produit jusqu’à 20% du marché national des sapins de Noël -. Charmes et noisetiers se partagent la vedette dans les zones de bocage. Les hospices de Beaune, son monument : Créés au XVème siècle, à la fin de la guerre de Cent Ans, les hospices ont pour vocation de secourir les pauvres. Malgré le traité d’Arras, signé en 1435, mettant fin à la guerre, pillards et vandales continuent de semer la terreur dans la région. Les Beaunois vivent dans la misère. Le 4 août 1443, Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne Philippe le Bon, et sa femme Guigone de Salins inaugurent l’hôtel-Dieu, pièce maîtresse des hospices. Dans ces bâtiments aux toits de tuiles vernissées désormais célèbres, les sœurs hospitalières soignent les indigents. Depuis plus de 500 ans, la vocation des hospices n’a pas faibli. Si l’hôtel-Dieu a été reconverti en musée, les activités médicales se poursuivent dans d’autres bâtiments, plus modernes. Chaque année, la vente aux enchères des vins issus du domaine des hospices permet de financer le fonctionnement de la très vieille institution. A la St Vincent, vin et cochon à l’honneur sont sa tradition : Des confréries religieuses de vignerons existaient autrefois dans chaque village. Sous le patronage de St Vincent, fêté le 22 janvier, elles assuraient une entraide entre les membres de la corporation. La confrérie des chevaliers du Tastevin, créée en 1934, en pleine crise du vin, décide de ressusciter cette tradition, moribonde depuis la Révolution. Dès 1938, la fête de la St Vincent devient tournante : elle a lieu chaque année dans un lieu différent, le dernier week-end de janvier, et réunit les amateurs autour d’une cérémonie religieuse et d’un repas à base de cochon. Ses bons petits plats, votre gourmandise : Gougère : Cette spécialité se compose d’une pâte à choux incorporant du comté. Accompagnant les dégustations de vin dans les caves, elle est la descendante d’une très ancienne pâtisserie appelée ramequin, dont on trouve déjà une recette en 1750. Cramaillote : La production de cette gelée de fleurs de pissenlits a lieu une fois par an à Quarré-les-Tombes. Les fleurs sont cueillies par grand beau temps. On ne les lave pas afin qu’elles conservent tout leur pollen. Elles sont séchées puis cuites. Au XVIIème siècle déjà, les fleurs de pissenlits étaient recommandées en breuvage contre la jaunisse. Aujourd’hui, en dehors d’un succulent goûter, la cramaillote est consommée pour soigner la gorge. Hâtereau : Rognon, foie, cœur, gorge et crépine de porc hachés et marinés dans du vin blanc composent cette délicieuse boulette de viande. Au XIVème siècle le mot haste signifie broche en bois, mais, dès le XVIIIème siècle, les Parisiens peuvent commander des hâtereaux de Chalon sur Saône qui désignent alors des boulettes de viande de porc à cuire au four. Quelques expressions bourguignonnes : Grigner : ce verbe, cousin du verbe germanique grinan (grimacer), signifie au sens propre montrer les dents. Mais les Bourguignons aiment l’employer pour des considérations météorologiques. Si le temps se regrigne, c’est qu’il devient maussade. Piaquou : signifie collant et s’emploie, par exemple, dans l’expression avoir les doigts tout piaquous. Le mot vient du verbe plaquer, emprunté, au XIIIème siècle, au néerlandais plakken (enduire, coller). Chougnard : pleurnicheur ! le mot s’emploie dans la région de Chalon et vient du verbe chougner (pleurnicher).
Avez-vous jamais aperçu de loin la vallée de la Loire ? Quand on va quitter les plaines de la Beauce sur la route de Châteaudun, par exemple, entre les chaumes et, que l'on est sur le point d'atteindre la ville de Blois, tout à coup, à l'horizon, comme une frise au-dessus d'une tenture de tons neutres, paraît un long ruban bleuâtre, qu'on prendrait pour la ligne de la mer. Alors on sent qu'on pénètre dans un pays, et ce pays nouveau est un jardin. On respire. On espère, on subit le charme de ce qui, étant encore lointain, se laisse apercevoir à l'état de mirage et flatte l'imagination un peu de la même manière que le fait la musique. Ce n'est pas la Loire elle-même que nous voyons encore, mais les collines boisées de la rive gauche. Elles ont une douceur, une grâce dans leur quasi irréalité et dans leur faite qui attire notre pensée vers de séduisantes images ; ce que nous apercevons, mais ne serait-ce point de longues écharpes de voile, animées par un peuple de fées qui court à quelques fêtes de nuit dans les châteaux ? ... La petite ville s'étendait parmi les champs. On la voyait d'assez loin sur la route, au bout de l'allée de peupliers, avec ses toits de tuile ou d'ardoise, et la perspective donnait de l'importance aux petites maisons du bas quartier. ... La mairie dominait tout, une mairie de pierre ; cubique et rigide. ... Les pins du cimetière, les tilleuls des promenades et les arbres de quelques jardins formaient un peu partout des masses de feuillages... Les rues larges et bien entretenues, bordées de façades blanches, s'entrecroisaient et limitaient des pâtés de maisons un peu épaisses, vieillottes ; recrépies ... Seule la rue de l'église était sombre et traînait une espèce d'odeur d'égout jusqu'à la place. L'église était une vieille église romane surmontée d'un clocher épais, devant laquelle les plus beaux platanes du monde étendaient leurs branches .... Il y a là, au milieu des roseaux frémissants, au milieu des saules penchés sur l'eau, un vieux bac moussu, la tête enfoncée sous les larges feuilles verdâtres des nénuphars qui enjambent ses planches disjointes. Sur une barque, un marinier à la chemise blanche, silhouette éblouissante, tire péniblement le sable. Une croisière de canetons, flocons de plumes courant sur l'eau, cingle vers des bancs de plantes submergées, dont le vert pourpré brise seul l'image du ciel qui se regarde dans la rivière. La rivière coule, douce, et s'endort dans ces îles bénies qui le reposent avant son courant de Blois.... Il est midi. Le ciel est bleu, partout bleu ... De foudroyantes clartés illuminent l'espace et, détachant les derniers voiles, accusent vivement les contours noyés sous l'estompe du matin. Tout rayonne. Le fleuve, comme un immense poisson tout cuirassé d'azur et d'or, secoue à tout moment, dans un peu d'ombre, ses millions de paillettes, comme d'étincelantes écailles... Les gouttes d'eau roulantes luisant sur les feuilles comme des perles. Les larges feuillages étalés chuchotent sous la brise faible, et le bruit des larmes laissées par la dernière ondée est incessant sur leur pyramide. Comme la sève monte dans ces plantes rafraîchies ! Et comme le ciel et le pays semblent faits pour ménager leurs tissus et aviver leurs couleurs ! Au moindre soupçon de soleil, elles sourient avec une grâce délicieuse. Que le soleil un instant se dégage et, vous les verrez resplendir comme dans une parure de bal. La lumière s'étend par nappes éblouissantes, les pétales lustrés, dorés, éclatent avec un coloris trop fort, les plus magnifiques broderies, le velours constellé de diamants, la soie chatoyante couturée de perles n'approchent pas de cette teinte profonde. La joie déborde comme d'une coupe trop pleine.
Visiter les pays étrangers c’est bien, mais la France est encore plus belle
Bernie et les filles de l’atelier d’écriture qui se promènent
Nous avons vécu aujourd’hui une journée si belle Vous avez de vos mots colorés notre ciel De vos cœurs est sorti Le sens même de la vie Vous n’avez pas seulement alignés des mots, Vous avez sur leurs donner une âme, Dieu que c’est beau. A ceux qui ont lu nos billets, restant parfois discret, ou laissant ses impressions, Vous avez partagé avec nous, une même émotion. Nos cœurs de vos mots sont bercés De baisers donnés sur une douce nuit souhaitée Avec au bout des lèvres, une note de sérénité… Nous vous disons merci pour tous vos commentaires élogieux et compatissants laissés sur nos billets relatant notre périple pédestre. Nous avons laissé, tout au long du chemin, la souffrance et nos maux. Nous avons gravé dans nos têtes les souvenirs, les chants d’oiseaux, les odeurs qui nous ont accompagnés tout au long de ce parcours. Nous ne remercierons jamais assez toutes ces familles qui nous ont offert leur amitié, le gîte, le couvert et nous ont permis de passer d’excellentes nuits avant de repartir le lendemain en nous quittant avec des larmes aux yeux. Merci pour toutes ces rencontres pleines de richesses, d’amitiés et d'Amour, mêlées parfois de larmes mais finissant toujours sur des rires de joie. A notre retour, Bernie et nos familles, avaient organisé, en ce dimanche de Pentecôte, une grillade partie, où nous avaient rejoint presque la totalité des filles de l’atelier d’écriture. Que c’était émouvant de voir celles-ci cueillir les cerises, ramasser les fraises et d’entendre leurs rires. Nous avons bien rigolé aussi, lorsque nous nous sommes retrouvés toutes et tous dans la piscine. Une piscine qui nous a paru bien petite face la grande bleue que nous venions de quitter. Bernie trouves-nous un aussi joli itinéraire pour l’année prochaine. Nous y avons pris goût, nous pensons déjà à repartir… En attendant, mardi nous reprendrons notre train-train quotidien et retrouverons nos malades à qui nous aurons beaucoup de choses à raconter…. Merci à tous pour cette belle aventure...on continue ensemble ?...
Céline, Evangeline et Sixtine qui vous disent un grand MERCI
Nous sommes entrées en Occitanie à pas de loup. A quel moment avons-nous franchi l’invisible frontière ? De St Flour au Malzieu ce fût une interminable progression dans un paysage en hypnose. Nos pas allaient à la rencontre d’un violent orage acharné à notre perte. Combien d’orages avons-nous subi depuis notre départ ? Cet épouvantail solitaire dans un champ, avec ses haillons déchirés, ses loques suppliciées par le vent. Sa tête bourrée de paille dont les fétus s’envolaient dans les aires comme si le vent épluchait peu à peu son cerveau. Nous pouvons dire que cet épouvantail en détresse reste le veilleur d’un monde à la fois fantasque et tragique. Mende ville médiévale et mystérieuse. On pourrait croire que la ville est recroquevillée, étouffée entre ses montagnes : Margeride, Causses et Cévennes, mais en réalité il n’en est rien. Mende est bien la porte ouverte sur les fameuses Gorges du Tarn et de la Jonte. Les maisons sont patinées par les ans. Les rues pavées, les toits en lauze dont les grains de micaschiste chatoyent au soleil…Le causse de Mende n’est pas très long à traverser et ce soir nous serons à Ispagnac Dans nos jumelles le clocher de Hures (petit village isolé) va nous guidé jusqu’à lui. Quelques visages nous observent en écartant le rideau, tandis que nous traversons le village. Tous ces petits villages ne connaissent rien d’Internet, et les téléphones portables sont souvent sans relais. Par contre, nous sommes très bien accueillies pour dormir chez l’habitant, souvent dans des granges sous nos duvets avec quelques chats pour compagnons, car ici rien n’est prévu pour les marcheurs. Nuages, merveilleux nuages ! Jamais ciel ne fut plus superbement nuageux qu’en cette plaine de Lodève éventée de mistral. Que le paysage change vite. Les jours précédents c’était la steppe. Aujourd’hui, voici les premiers oliviers, les vignes, les cyprès, les mas aux toits ocrés, les sillons rouges de la terre. Et là-haut, au-dessus de l’ordre intact de la terre, le grand désordre des nuées : des nimbus, des cumulus, des cumulo-nimbus, des stratus qui galopent dans le ciel, édifient des châteaux, des formes, vite écroulés ou lézardés, tissent de grandes batailles, comme si à l’approche du pays cathare, se reconstituaient un bref instant les combats d’autrefois. Au seuil du Minervois, nous avons devant les yeux, étincelantes ou sombres, nettes ou diluées de brume, les cimes des Pyrénées, les massifs des Aspres et du Canigou. Ils ne cessent d’attirer nos regards. Des regards un peu mélancolique car ils nous annoncent que le « voyage » touche à sa fin. Aujourd’hui le Minervois est en folie. Les rafales de vent ploient les buissons, ébrouent les arbres, fléchissent les hauts cyprès, font frissonner les jeunes feuilles des vignes. Minerve, capitale symbolique du Minervois. C’est ici que fut perpétré l’un des premiers massacres de Cathares. Ce village est petit, isolé sur une acropole au milieu des gorges de la Cesse. Etrange paysage d’âpreté calcaire sur le plateau couvert de vignes, et de gouffres, d’arches érodées, d’antres, de reliefs fantasques au fond des gorges. Des buses nous escortent dans les airs, tandis que nous marchons en direction de Lézignan-Corbières. Plus nous avançons, plus les cimes des Pyrénées sont proches. La montagne se fait sentir depuis l’abbaye de Fontfroide que nous visiterons. Au fond, sur une petite colline, le ravissant village de Cucugnan. Des maisons blanches aux toits ocrés, un château fort en ruine et, au pied, le cimetière et les inévitables cyprès. Des crêts jaillissent ici et là, des contreforts escarpés et la vallée paraît fragile, enserrée entre ces rochers déchirés. Une journée de marche exténuante. Nous arrivons à la petite chapelle romane de Castelmaure. Le temps est clair, le vent faible ; le soleil est chaud. En traversant la gorge de Tuchan, où elle débouche sur la plaine, nous sommes saisies, une fois de plus, par la beauté du paysage. Une ultime surprise nous attendait au col de Feuilla, dans ces derniers jours de ce périple. La plus espérée cependant. Nous vîmes d’abord les collines ocre parsemées de buissons, les villages disséminés sur les versants et, à leur pied, une plaine gris-bleu, infinie, sans le moindre labour, sans la moindre moisson. Cette plaine, c’était tout simplement la MER. Nous ne l’attendions pas encore. Nous l’imaginions plus lointaine et plus inaccessible. Nous ne sommes plus dans les Corbières, sur un sol de rocs. Nous sommes entre ciel et terre, dans la substance bleue de l’air et de la mer, à mi-chemin de tous les mondes. Une fois de plus, au terme du voyage, nous nous rendons compte combien se déplacer ainsi tout au long des chemins, musarder à travers la France est affaire de temps beaucoup plus que d’espace. En marchant c’est le temps qui change et non votre espace. Nous sentons la mer, son eau claire et son sable blanc, et nous entendons une voix familière qui nous dit : « Comme Ulysse, il vous faut partir puisque, dans le temps retrouvé, terme et seuil sont une même chose. » Nos pieds, nos corps ont bien mérité la petite trempette dans la belle bleue.
Elles sont allées au bout d’elles-mêmes pour atteindre l’objectif qu’elles s’étaient fixé
Céline : qui a effectué le raid après une grave opération pulmonaire Evangeline : qui a surmonté sa claudication et son ablation du sein Sixtine : qui a vaincu le traumatisme de son hystérectomie
Un petit peu de géologie pour comprendre la naissance d’une chute d’eau Le plissement : Remontant à l’ère primaire pour le Massif Central et les Vosges et à l’ère tertiaire pour les alpes, le Jura et les Pyrénées, le plissement des plaques tectoniques produit une succession de chaînes de montagnes. L’englacement : A l’ère quaternaire (il y a 1,5 million d’années), plusieurs périodes glaciaires accélèrent l’érosion des montagnes. Dans les vallées, les glaciers creusent de profondes gorges dans les massifs calcaires. La fonte : Avec le réchauffement climatique, il y a près de 12000 ans, la plupart des glaciers fondent. Torrents et cascades apparaissent et empruntent les anciens couloirs glaciaires, très marqués dans les montagnes jeunes. Mais connaissez-vous ces belles cascades françaises ? Le grand frisson de la Drôme : le Bournillon Le Bournillon prend sa source à St Julien en Vercors, où la chute du Moulin Marquis se précipite sur un à-pic d’une centaine de mètres de haut ! Le cours d’eau évolue ensuite tumultueusement sur un dénivelé de 300 m, pour la plus grande joie des adeptes du canyoning. Le Vercors est un haut plateau rocheux. Cette citadelle naturelle, ceinturée par une muraille de falaises, déverse sur les vallées une succession de cascades impressionnantes, surgies d’une multitude de gouffres, de fissures et de galeries. Les gorges de la Bourne, d’où émerge le Bournillon, en sont le plus bel exemple Haute voltige en Isère : le Ruzand Située à St Pierre de Chérennes, la cascade du Ruzand cumule environ 250 mètres de chute. Sa particularité : un palier à flanc de roche qui coupe en deux la chute d’eau. L’endroit est un paradis pour les amoureux du kayak mais aussi pour les amateurs de randonnée. En suivant un sentier le long de cette plate-forme naturelle, les promeneurs accèdent à une cavité de la falaise, qui est située juste derrière la cascade. Attention, ce chemin étant non balisé et instable, il est nécessaire de s’encorder comme pour une escalade. La dentelle d’eau du Jura : le Dard Appelé aussi cascade des tufs, le Dard, qui de déploie sur 25 m de hauteur, se visite à partir de Baume-les-Messieurs. La vallée qui l’abrite, surnommée « bout du monde », s’est constituée après un effondrement du plateau rocheux. Le tuf auquel le lieu doit son nom est une roche légère qui se constitue par dépôt calcaire sur des sédiments végétaux. D’un lac à l’autre : le Saut du Doubs : La cascade porte bien son nom de Saut du Doubs. Non loin de Morteau, à Villers-le-lac (Doubs), la rivière, qui n’est encore qu’un mince cours d’eau, forme le petit lac de Chaillexon. Un éboulement de roches a créé il y a plusieurs dizaines de milliers d’années ce gouffre naturel. L’eau s’échappe de la retenue en se jetant 27 mètres plus bas dans le lac de Moron, à la frontière suisse. Le spectacle d’écume du Saut du Doubs attire les touristes vers deux belvédères. Le Doubs poursuit son cheminement, fait de boucles et de déliés, jusqu’à la Saône. Une chute volcanique dans le Cantal : Le Faillitoux Près du village médiéval de Thiezac, la cascade de Faillitoux, haute de 50 mètres, emprunte une coulée de basalte dite « prismée », c’est-à-dire fissurée et striée lors du refroidissement de la lave. Ce couloir volcanique s’est solidifié il y a environ 10 millions d’années. Grottes et gouffres témoignent de l’ancienne activité tellurique de la région. Les roches, formées par les scories volcaniques, ont été érodées par la fonte des glaciers à la fin de l’âge de glace. On est ici au Pays des mille cascades.
Jean-Paul qui aiment les belles cascades insolites
La pluie n’arrête pas les pèlerins… Lorsqu’il s’agit de femmes, peut-on utiliser, dans cette circonstance, le mot pèlerine ? Quoique des pèlerines nous en avons eu, énormément, besoin. Lors de notre billet précédent, nous vous avons laissé avant notre traversée du Morvan et du Gévaudan. Peut-on être las d’un paysage, des collines, des arbres, de la géologie arasée par des millénaires de sagesse schisteuse et de platitude calcaire ? Depuis notre départ, nous avons regardé le paysage comme si nous feuilletons un livre ancien, tout en tentant de saisir, dans les courbes de l’horizon, les lieux d’anciens combats, de vieilles hargnes. Ce sol est-bon pour les marcheuses que nous sommes ? Après avoir fait l’apprentissage d’horizons presque plat, appréhender de grands espaces plus ou moins dénudés, il nous faut meubler le temps répété de nos pas…Sur ces terres morcelées où alternent régulièrement bois, labours, et forêts livrées au silence des oiseaux ou aux colères des tronçonneuses. Combien de gens aimables avons-nous rencontré ?...La marche a ceci d’imprévu qu’elle favorise les rencontres mais en limite, aussi, le temps. Nous allons traverser la France sur des sentiers ténus, dans un espace que les jambes parcourent plus qu’à ce que les yeux embrasent…Mais très vite vous devez suivre un chemin coûte que coûte et qui vous prive de tant d’autres lieux à connaître… Il nous faut aussi trouver sur la carte un chemin précis, entre mille autres, à ne plus regarder tous ceux qui bifurquent vers d’autres horizons plus hospitaliers. Aussi, au seuil du Morvan, il faut que nous nous fassions à l’idée d’abandonner l’idée de tout connaître, tout parcourir, tout rencontrer. Il faudra nous laisser mener par ce fil impérieux des chemins comme si, des lointaines Pyrénées Orientales, une Ariane invisible nous tirait jusqu’à elle… D’Arfeuilles à Mayet de Montagne, nous avons traversé des paysages merveilleux. Que cette région Bourbonnaise est belle, malgré la pluie, les orages. Bourbonnais (bourg et boue), évoque les mottes lourdes et molles sous les pieds. Mais en fait, Bourbonnais veut dire : pays des sources. Maintenant, nous comprenons pourquoi toute cette eau qui tombe sans discontinuer, depuis quelques jours, alimente les sources prestigieuses de l’Allier et d’Auvergne. Genêts, fougères, libellules et autres insectes. Flore et faune des terres humides et ingrates. Lieu des Narses. Qu’est-ce qu’une Narse ? Une narse est une prairie humide où les pieds pataugent et s’enfoncent, où l’on a l’impression que notre marche ne progresse plus ou très difficilement. Nous sommes en haut d’une éminence, la Roche St Vincent (932 m précisent la carte et la table d’orientation), nous lisons le nom des pics, des abrupts, les courbes de niveau qui s’enroulent en spirales affolées, en cônes resserrés, nous indiquant les difficultés à venir. Le Roc St Vincent est une roche éruptive très ancienne. Normalement, depuis le sommet et par beau temps et grande visibilité on peut admirer un panorama allant de Bourges aux Alpes du Dévoluy, soit un arc d’environ 370 kilomètres de long. Avant d’attaquer la descente du col de la Charme (pourtant ce col n’a rien de charmant), nous essuyons un énorme orage et la foudre s’abat tout autour de nous. Après cette péripétie, où nous avons eu vraiment peur (Merci Bernie pour tes précieux conseils de survivance en cas d’orage). Que c’est impressionnant les orages en montagne. Nous sommes tourneboulées pour entreprendre la descente, où nous constatons les dégâts : bois chavirés tourmentés par les vents, branches cassées, herbe hachée…et nous entrons dans le village de Chabreloche, où sur un mur nous lisons l’inscription : « ici commence l’Occitanie ». Nous sommes donc bien dans le Forez... Nous sentons l’air du pays natal pas très loin… Ambert, est à la fois en Auvergne, en Forez, et en Livradois. Nous poussons la porte de l’Office du Tourisme pour avoir quelques précisions et quérir un dépliant. Ce dépliant indique Ambert en Livradois. C’est aussi la vallée aimable et calme blottie au cœur de ses cantons. L’église puissante et fine au clocher de dentelle se dresse dans le ciel moutonné »… Ce matin le ciel est dégagé, par pour longtemps, que nous subissons encore les foudres de l’orage. Nous faisons un bout de chemin avec un couple autochtones qui nous racontent : « c’est vrai, on est là, sans rien connaître de ce qu’il y a autour de nous. Vous savez, avec les bêtes, c’est comme cela, pas un jour de libre. Nous sommes des esclaves des temps modernes. Vous allez à Brioude, et vous allez jusqu’où comme ça ? Quand nous prononçons le mot mer, elle, elle reste un long moment sans répondre. Puis hochant la tête, partagée par le doute et l’admiration nous dit : « la mer ! Vous savez, la mer, je ne l’ai jamais vue, moi ! Mais l’a verrai-je un jour ? Il faudra bien qu’un jour, nous fassions comme les autres, nous allions la voir. Allez, bon courage… ». Parler, échanger quelques mots, s’attarder avec des inconnus pour bavarder, ne fût-ce qu’un court moment, c’est affaire de hasard et d’opportunité. Le Gévaudan mot sonnant comme Grésivaudan. Ce mot auvergnat désigne un plateau de basalte limité par des vallées convergentes. Dans ces vallées sombres que suggère le mot, ces recoins d’ombres et de vaux, imaginez, courant, hurlant e dévorant, la bête qui jadis hanta cette région. Rien que de penser à cela nous en avons des frissons. Bientôt nous arriverons à St-Flour, où nous retrouverons l’équipe qui viendra nous apporter quelques vêtements secs et quelques victuailles, puis effectuerons avec nous quelques jours de marche, avant d’aborder le final de ce périple, la terrible « ligne droite » des Corbières.
Céline, Evangeline et Sixtine qui aiment leurs pieds, pour elles, ces « hominiens » : sont instruments locomoteurs régis par les sentiers qu’eux-mêmes ont tracés…
Saverne est la ville de départ de notre, farfelu, raid pédestre qui nous fera rejoindre Perpignan. La météo est bonne pour cette première semaine de marche. Comment oublier ce que nous allons voir, découvrir, entendre, pendant toute cette aventure ? La canal, une écluse, un café, un chat endormi, un chemin bordé d’arbres, des prairies, des montagnes, des troupeaux, des villages, des vallées où l’on entend des sons familiers et d’autres sur lesquels nous essayons de mettre un nom. En longeant ce canal, que dire de la lenteur des péniches que nous dépassons allègrement avant de nous engager dans la forêt. Dabo, petit village des Vosges où nous avons parcouru l’unique rue à la recherche d’un endroit pour dormir. Une grange a permis d’étendre nos sacs de couchage et de passer ainsi notre première nuit, tout en sachant que les prochaines nous dormirons chez l’habitant. Que les forêts, par ici, ont subi les ravages de la tempête de 1999. Nous marchons au milieu des fougères, des futures myrtilles où bruissent et bourdonnent des abeilles et autres insectes. Que de bruits dans toutes ces forêts où les tronçonneuses fauchent, en quelques minutes, des arbres sans combat. Epinal capitale de l’imagerie, où nous nous arrêtons seulement pour refaire le plein de victuailles, et quelques spinaliennes nous accompagnent jusqu’au prochain village, où nous passerons une délicieuse nuit. Les jours et le kilomètres passent et nous voici arrivées au sommet du mont Auxois, sur le site d’Alésia, au lieu historique, où tomba Vercingétorix. C’est ici que prit fin l’indépendance de la Gaule. Mais pour nous, notre raid continue… Semur en Auxois est bâtie sur un rocher où ses vieilles murailles dressent encore ses tours. La légende raconte qu’elle fut créée par Hercule lors de son retour d’Espagne. A ses pieds coule la rivière Armançon. Nous poussons jusqu’à Sacy où nous attendent nos amies virtuelles qui seront réelles, mais pour ce faire il nous faut marcher encore une journée La France est-elle le pays des coteaux, des contrastes modérés ?...
Céline, Evangeline et Sixtine les randonneuses qui prennent soin de leurs pieds
Avant tout, nous chanterons les pieds. Que la Muse nous inspire car le sujet prête à sourire. Les pieds. Nos pieds. Qui nous portent et que nous portons. Façonnés par une évolution subtile et millénaire qui les rendit plus fins que ceux des Primates supérieurs, moins prenants que ceux des Primates inférieurs, plus aptes à la station debout que ceux des Plantigrades. Souvent, ils nous arrivaient le soir, au cours des premiers jours des longues marches, de contempler nos pieds avec étonnement : c'est avec ça, disions-nous, que nous marchons depuis l'aube des temps hominiens et que nous arpentons la terre. Ça, c'est-à-dire une cheville (avec un tendon dit d'Achille mais avait-il un nom avant Homère ?) un cou, une plante, des doigts. Le tout soutenu, charpenté par l'astragale, le calcaneum, le tarse, le métatarse et les phalanges. A quoi il faut ajouter, pour la région antérieure du tarse, le cuboïde, le scaphoïde et les cunéiformes. Ainsi nos pieds portent-ils en eux un monde à découvrir. L'étymologie a beau en être fausse, nous aimons à nous dire que dans astragale il y a astre plutôt que gale, que phalanges évoquent la poussière des armées romaines marchant à travers la Gaule, cunéiformes les tablettes de cire exhumées des sables du Moyen-Orient et tarse, outre la ville d'Asie Mineure où naquit saint Paul, un petit animal oriental du genre lémure, le tarsier, qui ouvre toujours sur le monde de grands yeux étonnés. Enfin, nous en avons parlé à nos pieds... Fallait-il parler au D… ou au G... en premier ? Finalement, nous en avons parlé aux deux, et ils nous ont dit :
Ah ! dans quelle galère tu nous emmènent ? Tu ne pourrais pas prendre un de ces animaux à quatre pattes ? ou bien ces chevaux sous le capot ?
Non ! il faut que vous fassiez un peu exercice...
Tu aurais pu choisir une randonnée en calèche dans le Périgord ?
Cela ce sera pour nos vieux jours.
Tu pourrais marcher avec des charentaises !
Vous savez bien que la semelle des charentaises est fine, de plus elles sont fragiles, et n’admettent guère les intempéries. Les chevilles ne sont pas maintenues.
Ah ! celles-ci !...des petites natures...
As-tu prévu des jours de repos ?
Quelques-uns...
Sinon nous utiliserons nos RTT...
Des RTT, c’est quoi encore ?
Risposte Temporaire des Tatanes...pas de repos, nous allumerons quelques sournoises ampoules.
N’importe quoi !
Non, non, sinon c’est de l’esclavage....As-tu pensé aux épaules ?
Oui, j’ai prévu d’allèger le sac. Cette randonnée se fera sans la tente...Je pense à vous mes petits ripatons. Avant de partir, vous aurez droit à des petits calins.
Tu parles des triturages....et ce citron qui assèche nos chairs.
Mais nous, nous t’aimons bien, nous te supporterons encore.
À Perpignan ....la plage, les doigts-de-pieds en éventail vous aurez droit pendant quelques jours, ça c’est notre promesse...
On nourrit sur la marche des idées souvent singulières. Elle n'est qu'un moyen pédestre de se rendre d'un lieu à un autre (qu'illustre parfaitement l'expression pedibus cum jambis) ou elle devient un exercice forcené et un sport absurde et exténuant : la course Strasbourg-Paris par exemple. Entre ces deux extrêmes, la marche routinière et la marche routière, bée un grand vide : la marche buissonnière. C'est elle - elle seule - que nous pratiquons dans cette traversée pédestre de la France qui nous mènera, en un mois et quelques jours, des Vosges jusqu'aux Corbières. Nous marchons pour l'unique plaisir de découvrir au fil des jours et des chemins un pays et des habitants qu'au fond nous ne connaissons fort peu. Un de ces soirs nous irons coucher chez-vous, c’est promis…Réserverez-nous votre meilleur accueil
Céline, Evangeline, Sixtine les randonneuses de la SEPR, qui ont pris le départ de cette aventure le 26 avril
Départ : Hendaye – Durée : 2 h pour 5 km en boucle – Balisage : aucun il s’agit d’un sentier littoral. Quittez le front de mer et dirigez-vous vers la ferme Larretxea, un centre d’accueil pour artistes. Après le verger-conservatoire, une ferme typique, Nekatoenea, mérite un arrêt. Le chemin serpente dans une végétation méditerranéenne de plantes exotiques et de palmiers jusqu’à la baie de Loya. La corniche longe alors d’abruptes falaises.
Le style médiéval du château d’Abbadia surprend, seul en ces lieux. Ce château est la propriété de l’Académie des sciences. D’architecture néo gothique, l’édifice est inspiré des modèles de châteaux forts du Moyen âge et porte la marque de la passion orientaliste de son propriétaire A la pointe Sainte Anne, profitez de la vue panoramique sur le port espagnol de Fontarabie, la baie de Saint-Jean-de-Luz, les roches noires et « les jumeaux » battus par les flots. Un moment fort qui justifie à lui seul la balade. Elle vous a plu cette petite randonnée ?...
Qui d’autre mieux que Cyrano de Bergerac pouvait ouvrir ces pages consacrées à la Gascogne ? Les trois itinéraires proposés vous invitent à explorer le pays de D’Artagnan, du verbe haut et du pousse rapière. Où l’on découvre que les terres gasconnes parlent aussi d’Espagne et d’Italie. Au cœur de la Gascogne : Au départ d Auch, 72 km - compter une demi-journée. Quitter Auch par la N.21 en direction d’Agen. La route parcourt un doux paysage vallonné et offre une belle vue sur Lavardens. En fin d'après-midi, lorsque le soleil fait le gros dos sur les collines, la terre gasconne s'éclaire d'une lumière toscane, aux reflets pourpre et or. Un pur moment de poésie. Lavardens : Les moineaux évitent soigneusement Laverdens en septembre. C'est l'époque de la rencontre internationale d'épouvantails à moineaux, véritable « mondial » après le « Mondial ». Ce pittoresque bourg médiéval s'abrite au pied de l'éperon du château, imposante bâtisse découronnée, coiffant le clocher de l'église. Une flânerie dans les étroits « carrelots » (ruelles) permettra de découvrir les vestiges des remparts de l'ancienne résidence des comtes d'Armagnac. Poursuivre par la D.03 à l'Ouest. Jegun : Ancien bourg ecclésial intégré dans une bastide, le village s'étire sur une arête rocheuse. La rue principale est bordée par l'ancienne halle et de vieilles demeures, dont une belle maison à colombages.
Vic-Fezensac : L’été, à Vic, l'Espagne pousse un peu sa corne. Cette localité du bas Armagnac connaît une animation intense lors des marchés, des ferias et de son festival Tempo Latino. Devant les arènes, une statue rend hommage au matador de Cadix, Francisco Ruiz Miguel. A voir : les fresques du 15ème siècle de l'église St-Pierre, et pour les amateurs, les corridas, qui enflamment les arènes de la ville. Vic-Fezensac ? Un bout d'Espagne en terre gasconne. Quitter Vic-Fezensac au Sud Est par la N.124, route d’Auch. À St-Jean-Poutge, prendre la direction de L'Isle-de-Noé par la D.939. Biran : Dans cet ancien castelnau établi sur un éperon, l'unique rue relie la porte fortifiée aux vestiges du donjon. L'église Notre-Dame-de-Pitié abrite un retable monumental. Poursuivre par la D.374, qui rejoint la N.124. La route gagnant le bassin du Gers s'incline vers Auch dans un paysage de collines mouvementées. Condom : Au pays des Bastides : Au départ de Condom - 40 km à l'Ouest de Condom. Compter une demi-journée. Quitter Condom par la D.15, en direction de Montréal. Au sein d'une contrée parsemée de gentilhommières et d'églises rurales, Condom, capitale de l'Armagnac, est entourée de bastides, cités reconnaissables à leurs plans rectangulaires. Larressingle : C'est un village du 13ème siècle ceint de remparts au milieu desquels subsistent un donjon, une église et quelques maisons restaurées. Ses habitants revendiquent fièrement pour ce village le titre de « plus petite cité fortifiée de France ». Faites le tour des fortifications en empruntant le chemin à l'extérieur de l'enceinte. Cette balade permet de découvrir la cité des machines du Moyen Age, véritable camp de siège du 13ème siècle reconstitué au pied des fortifications. On y voit fonctionner des engins d'attaque et de défense comme le trébuchet qui, avec son mât de 12 m, envoyait des boulets de 100 kg à 220 m de distance. Montréal : L’une des plus anciennes bastides de Gascogne (1256), surplombe la vallée de l'Auzoue. Endommagée pendant les guerres de Religion, elle a conservé une église gothique fortifiée et une place carrée bordée de maisons à couverts. Gagner le site de Séviac en suivant la signalisation, à l'Ouest de Montréal. Villa gallo-romaine de Séviac : Les fouilles menées sur le site depuis un siècle ont mis au jour les fondations d'une luxueuse villa gallo-romaine du 4ème siècle, imbriquée dans un ensemble paléochrétien et des vestiges mérovingiens, témoins d'une occupation permanente du 2ème au 7ème siècle. La D.29, à la sortie Nord de Montréal, remonte le cours de l’Auzoue. Fourcès : Par un petit pont franchissant l'Auzoue qui borde un château du 15ème et 16ème siècles. on arrive au cœur de cette adorable bastide anglaise fondée au 13ème siècle. Son originalité ? Le plan circulaire (et non rectangulaire) de la petite cité dont les maisons à colombages, abritent des galeries d'art. Faîtes une pause sur la place ronde ombragée avant de revenir à Condom par la D.114 Les bastides : On compte environ trois cent bastides (bastidas en langue d'oc) disséminées le long de la Garonne et du Tarn, vers Toulouse, le piémont pyrénéen, sur les coteaux de Gascogne, le pays de Foix, le Lauragais... S'inspirant du modèle de l'échiquier, leur régularité innovait par son organisation autour d'une place unique et centrale, réservée aux marchés.
Amiens fête son héros. La ville où Jules Verne passa les trente-quatre dernières années de sa vie célèbre l'auteur du Tour du monde en quatre-vingts jours. L'occasion pour les visiteurs de découvrir tous les attraits d'une ville dont le charme dépasse largement les célèbres murs de sa cathédrale. La visite des hortillonnages : L'incontournable. Dans une barque à cornet, la même que celle des maraîchers d'antan, on découvre toute la richesse des cultures d'Amiens au gré des rieux et des fossés, les noms picards des petits et grands bras de la Somme qui quadrillent le paysage. On passe devant le « port à fumier » où les maraîchers entreposaient leur engrais, on zigzague entre les jardins sertis de massifs, chamarrés, on se faufile entre des îlots où s'épanouissent des rangées de légumes. Ces quelques centaines de mètres parcourus, sur les 65 km de canaux qui serpentent dans la zone, sont aussi l'occasion d'étudier la faune, grues, foulques, canards, et la flore, aujourd'hui menacée de colonisation par la jussiaea américaine, une vivace aquatique. Pour compléter le tableau, on visite à pied l'exploitation de certains hortillons, comme Jean-Louis Christen. L'exploitant bio sait embarquer son auditoire dans sa passion et son combat quotidien pour s'en tenir aux moyens d'action naturels : utilisation des abeilles pour la fertilisation, recherche d'insectes pouvant lutter contre certains parasites, expérimentation de techniques de traitement inoffensives pour l'environnement. « Une plante a tout pour se défendre si on la laisse grandir à son rythme. C'est quand on essaie de la pousser au-delà de ses limites qu'elle devient vulnérable. » L'exposition « Voyage en utopie, de Jules Verne aux Cités obscures » : L'une des nombreuses expos amiénoises dédiées à l'écrivain qui a fini sa vie ici. Ce passionnant « Voyage en utopie » s'appuie sur le cadre magique du Cirque Jules Verne d'Amiens pour y présenter 87 dessins originaux du pape belge de l'onirisme, le dessinateur François Schuitten. Les pieds dans le sable, on déambule au milieu des œuvres aux perspectives vertigineuses, dans lesquelles les livres tiennent souvent le premier rôle, jusqu'à occuper les étagères d'une bibliothèque géante au centre du cirque. Suspendu au-dessus d'un désert de sable d'où émergent sphinx et statues antiques, un grand écran montre le fascinant travail de création de l'artiste. Au sortir du cirque, des feuilles d'utopie nous sortent de la tête, tourbillonnant vers le ciel comme dans un dessin de Schuitten. Le quartier de Saint Leu : Dans ce quartier charmant et touristique se lisent les traces du labeur passé. Si les cafés ont fleuri le long des canaux qui veinent Saint Leu, les moulins témoignent de la présence passée de tout ce que la ville comptait d'artisans. Le marché sur l'eau, où les hortillons viennent vendre leurs produits en barque, se déroule toujours le samedi matin. Toisant les maisonnettes de cette « Petite Venise », la flèche de la cathédrale tutoie les nuages à plus de 110 mètres du sol. L'édifice médiéval colossal - l'un des plus grands de France - revêt à la nuit tombée des atours chatoyants : ses trois portails retrouvent les couleurs vives que le temps avait gommées grâce à des projecteurs spéciaux. La cathédrale : les visites guidées ont lieu tous les jours de 10 h 30 à 16 h 30. La cathédrale en couleur chaque soir à 22 h.
Evangeline et les randonneuses, randonneurs de la SEPR
En cette journée printanière, nous vous proposons de faire le mur de Gravelines. Certes, vous ne vous fatiguerez pas pour faire cette belle promenade sur les remparts. Qu'en dites-vous ?
La ville fortifiée garde l’âme du temps de Charles Quint et de Vauban La promenade ne sera pas rectiligne. Bien au contraire, elle aura tendance à épouser les contours anguleux des bastions, demi-lunes, et contre-gardes, que le promeneur suivra, à pied ou du regard, tout au long de sa randonnée autour des fortifications de Charles Quint et de Vauban. Gravelines s’offrira à vos pas par son château. Pour le rejoindre, vous vous serez approché de son centre, la place Charles Valentin. Après un coup d’œil à l’hôtel de ville, osez un saut dans le temps architectural, et remontez trois siècles en arrière. Les plus anciens de sas bâtiments (la poudrière, le four à pain…), datant des années 1528, protégés par l’enceinte, abritent aujourd’hui des musées. Si vous ne franchissez pas leur porte, vous pourrez admirer les sculptures disséminées dans les jardins, et plonger votre regard dans l’eau qui entoure la cité. Vous pourriez y rester de longues minutes, mais le reste du chemin vous appelle. Vous quitterez donc le château et admirez au passage le beffroi (mi XIXème siècle), depuis peu classé par l’Unesco. Sur la droite, il y a la rue de Calais, et ensuite la rue Vanderghote à gauche qu’il faut emprunter pour rejoindre l’église St Willibord. À quelques pas, la citerne d’eau (Gravelines, sur les bords du delta de l’Aa – célèbre cours d’eau des mots croisés – a toujours manqué d’eau, rendant la récupération de la pluie nécessaire), les casernes Uxelles et Varennes, témoins de l’architecture militaire du XVIIIème siècle. Si vous faites quelques mètres, sur votre droite, vous remarquerez que votre route épouse toujours les contours des remparts. Mais votre itinéraire les rejoindra bientôt. Patience… Direction votre gauche, avec la place de l’Esplanade, puis la rue Denis Cordonnier. Après le passage devant le corps de garde et le pavillon des officiers, vous tournerez à droite et passerez par la porte aux Boules, l’une des entrées de la ville fortifiée. Retenez bien les lieux, vous pourriez y revenir plus tard… En traversant la route (attention, c’est l’une des entrées de la ville, les voitures y son fréquentes), vous vous engagerez le long d’un chemin qui vous fera longer les différents ouvrages de fortification. Bastions et demi-lunes participaient au principe de défense de la ville, protégée par l’eau et ses murailles. Près des roseaux, vous croiserez pêcheurs et échassiers. À l’horizon de votre promenade, un pont sur lequel passe le boulevard Lamartine. C’est lui qui vous permettra de rejoindre le centre-ville, après cette heure de randonnée. Si les fortifications vous manquent déjà, traversez la ville en son milieu et rejoignez le porte aux Boules. Vous pourrez y embarquer à bord de barques, petites ou grandes, qui vous permettront de faire le tour de Gravelines. Plus aucun détail de la cité ne vous sera alors inconnu.
Cité médiévale fortifiée, située sur un promontoire du plateau de la Dombes, dominant la Plaine de l’Ain, se situe, à 35 km de Lyon, sur la RN 84 reliant Genève à 144 km. Un peu d’histoire : Une tour romaine a précédé la création de Pérouges, d’où une légende s’est établie voulant que la cité ait été fondée par une colonie gauloise venant de Pérugia en Italie. Pendant la période féodale, au XIIème siècle, fut construit un château et les remparts ceinturèrent le haut de la colline délimitant la cité actuelle. D’un passé sans grande aventure, on peut retenir parmi les multiples changements de nationalité au cours des XIV, XV, et XVIème siècle que Pérouges fut dauphinoise en 1300, savoyarde en 1345, française en 1601. Le siège de 1468 reste le fait d’armes, commémoré par une inscription sur la Porte d’En-Bas. Toutes les places fortes de la région avaient cédé devant les Dauphinois, alliés de Louis XI, seules Pérouges n’avait pas été prise. Le Duc de Savoie, pour remercier ses bons sujets, les dispensa d’impôts pendant 20 ans. Le village qui était hors les murs et probablement ravagé, par représailles, se reconstruisit sur la colline, à l’abri des remparts. La grande majorité des maisons que l’on admire aujourd’hui, l’ordonnance des rues et des places datent de cette période de prospérité. Un essor artisanal s’ensuivit. L’église fut achevée à cette époque. La période révolutionnaire est particulièrement active. L’arbre de la Liberté, planté en 1792, magnifie la place de la Halle. Au début du XXème siècle, Pérouges menaçant d’être en partie démolie, le Comité de Défense et de Conservation du Vieux Pérouges est créé en 1911. Depuis, la restauration de la Cité s’est poursuivie grâce à des initiatives publiques et privées. Avec sa campagne avoisinante, Pérouges reste le témoignage de ces sites bienheureux où l’œuvre humaine s’intègre à la nature. Ici tout est simple, humble, les vieilles maisons aux pierres chaudes sont des demeures d’artisans, de marchands et de gens de la terre. Pérouges avec ses nombreuses ressources archéologiques, culturelles, artisanales et gastronomiques offre un séjour varié et reposant… Après avoir parcouru la Cité, n’oubliez pas déguster la célèbre galette de Pérouges accompagné d’un verre de Cerdon ou de Montagnieu… Recette de la galette de Pérouges Ingrédients pour 6 personnes
200 g de farine
200 g de beurre
1 œuf
100 g de sucre semoule
1 pincée de sel
10 g de levure de boulanger
10 centilitres d’eau
zeste de citron
Préparation – cuisson :
Mettez la levure à ramollir dans l'eau légèrement tiédie.
Mélangez une partie du beurre (125 g) avec l’œuf, le zeste, le sel, un peu de sucre (30 g), ajoutez la levure et l'eau puis versez petit à petit la farine en pétrissant.
La pâte homogène est prête quand elle se détache toute seule de vos doigts. A température douce, laissez-la lever deux bonnes heures.
Étendez la pâte en une feuille mince, au rouleau. Tracez un grand rond. Avec la pâte débordante, faites un bourrelet qui empêchera le beurre restant disposé en petites noix au-dessus de la galette de couler sur la plaque du four.
Saupoudrez largement du sucre restant. Glissez à four très chaud.
Au bout de huit à dix minutes, la galette dorée est prête.
Si vous projetez un peu d'eau en pluie fine, elle aura un aspect glacé.
Trois des quatre chemins de Compostelle en France traversent d'ailleurs le Pays basque : le GR 65 donc, dit « via Podensis », au départ du Puy-en-Velay, mais aussi les via Turonensis, au départ de Paris, et Lemovicensis, au départ de Vézelay. Ils convergent vers Ostabat, dernier rendez-vous des pèlerins avant de basculer en Espagne. A ces chemins de haute lignée cette terre mutine a marié des dizaines de sentiers plus modestes, destinés aux petites gens du voyage pédestre, aux pieds tendres et aux mollets verts, aux amis des dimanches fugueurs comme aux familles ressourcées dans l'escapade. Il y fait bon respirer l'âme du pays, mieux comprendre les traditions et traquer les idées reçues. Petit tour d'horizon de ces échappées basques sur le grand portulan des chemins intérieurs.
Randonnée montagnarde : 9 km – Durée 3 h 30 - Départ de Biriatou, à 33 kilomètres au sud-ouest de Bayonne. S'évader en prenant le makila, voilà tout l'art de la fugue à la mode basque. Le makila est ce bâton de marche taillé dans du néflier sauvage, fleuron de l'artisanat local. Symbole de puissance et d'indépendance, il apporte la preuve que cette terre à l'âme ancrée dans ses traditions a toujours eu l'humeur vagabonde. Deux itinéraires mythiques sont promis aux marcheurs les plus fervents. Le GR 10 d'abord, célèbre traversée des Pyrénées d'ouest en est. Cet itinéraire de haut vol suit au plus près la ligne de crête. Au fil des 13 étapes de son voyage occidental, il égrène les sites les plus prestigieux bastide d'Ainhoa, vignoble d'Irouléguy, forêt d'Iraty, gorges de Kakouéta... A Saint-Jean-Pied-de-Port, il rejoint une autre trace de légende, le GR 65, axe majeur du pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle.
Sur la Lancette de Biriatou : Garder bon pied et surtout bon œil. C'est tout l'enjeu de cette balade en balcon, à quelques kilomètres d'Hendaye et de la côte. On s'élance de l'église trapue de Biriatou, de grès rose parée, pour grimper par un sentier rapidement escarpé et s'offrir une première vue splendide sur la baie de Saint-Jean-de-Luz. Le reste est à l'avenant : franchissement du col d'Osin, avec vue sur le massif des Trois-Couronnes, passage au col des Poiriers pour admirer la Rhune, le sommet mythique du Pays basque. En fin de parcours, le marcheur franchit à gué la petite rivière de la Lancette et surplombe la rive droite de la Bidassoa, le fleuve frontalier entre la France et l'Espagne. Et, là encore, le panorama est garanti !
Montée à la chapelle de la Madeleine
Randonnée moyennement difficile de : 11 kilomètres - Durée 3 h 30 - Départ de Tardets-Sorholus, à 13 km au sud de Mauléon-Licharre par la D 918. : Encore un chemin de foi, propice à toutes les contemplations. Le marcheur prend son envol à Sorholus, emprunte le chemin de Trois-Villes, pour grimper bientôt par une piste à la pente plus accentuée. L'effort est récompensé. De la chapelle de la Madeleine, la vue porte au loin sur les deux pics du Midi, le pic d'Anie, le pic d'Orhy, les montagnes de Navarre... Le sentier joue ensuite l'alternance entre traversées de fougeraies, fugues sur croupes herbeuses et plongées en sous-bois. Au retour, le sport continue : Tardets-Sorholus est la capitale du rebot, l'une des nombreuses variantes de la pelote basque.
Enfin, pour les gourmets, ne pas manquer le jeudi suivant le 15 août la Foire aux fromages, qui réunit tous les producteurs de Soule et du Barétous.
De la tour d'Urkulu
Randonnée facile de : 3 km - Durée 1 h 30 - Départ du col d'Arnostéguy, à 10 kilomètres au sud de Saint-Jean-Pied-de-Port par la D 428. : La question hante les hauteurs de Saint-Jean-Pied-de-Port quel géant, incarnant la légendaire force basque, a dressé la tour d'Urkulu, immense chaos de pierre accessible depuis le col d'Arnostéguy ? Les historiens penchent pour une origine romaine. Ils y voient un cercle parfait de mégalithes de 20 mètres de diamètre, construit à la fin du 1er siècle avant Jésus-Christ. Les marcheurs échafauderont leurs propres hypothèses sur ce sentier court et intense, à l'assaut d'Urkulu la titanesque. Dolmens et cromlechs qui jalonnent le parcours sont autant de traces intrigantes sur le chemin de la connaissance.
Parlez-en à vos pieds…
Bernie et les randonneuses, randonneurs de la SEPR