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30 septembre

Remerciez-vous facilement ?

Un jour naît une petite fille.
Elle passa son enfance et son adolescence sans accrocs, sans déboires. Mais avec un masque de tendresse.
Puis vint l’âge adulte, et ses années noires.
Avec ses années, vint aussi les blessures de cœur dû à des histoires d’amours qu’elle croyait éternelles.
Elle dérivait sur l’océan du désespoir. Jusqu’au jour, où elle rencontra une personne.
Cette personne l’aida à panser ces blessures pour la rendre forte et lui redonner confiance en elle.

Elle voyait en cette personne quelqu’un qu’elle aurait aimée avoir et connaître.
Et à cette personne elle voudrait lui dire juste un mot pour tout ce qu’elle a fait et dit :

MERCI.

Isabelle qui vous remercie de tous vos commentaires et pour le bien que vous procurez aux autres

26 septembre

Etes-vous fragile ?..

Petite fille innocente
Qui parait si absente
Arrête de t’enfuir
Et de ne rien construire
Il ne faut pas abandonner
Tu dois lutter pour demeurer
Même si la vie est dure
Avec plein d’ordures
Il faut être forte
Et non morte
Reste ici
Avec tes vrais ami(e)s
Et ne les fuit plus
Petite Angélus

Ne_pleure_pas_petite_fille2

Aurore qui voudrait être la fille du vent pour chasser les malfaisants

25 septembre

Peut-on cacher un secret ?...

secret J’ai le cœur gros et les larmes aux yeux,
Mais je ne dis pas un mot et je ne vais pas mieux.
Et pourtant, je continue à tout garder,
Car c’est mon jardin secret.

J’enchaîne alors les éclats de rires.
Mais derrières tous ces sourires,
Je pleure en silence,
Pour que ma douleur ne soit pas en évidence.

Tout ça, jamais personne ne le saura.
Car derrière des sourires et des rires,
On peut tout cacher,
Même le plus gros des secrets.

Cerise la fille au secret

16 septembre

Vous sentez-vous seul(e) ?

 route vers l'infiniMets-toi en route et regarde droit devant. Marche coûte que coûte et ne perds pas la foi. La foi en toi. La foi en eux. La foi en ta victoire.
Quitte ce monde et ne regarde pas derrière toi. Quitte un monde qui t’a fait toi.
Un monde maudit désormais de toi, parce qu’il t’enlève à eux et te sépare de moi.
Désormais, serai-je seul(e) sur la route…


Les filles de l’atelier d’écriture qui remercient Vénus pour la photo

15 septembre

Rappelez-vous ?

Souvenirs-Poèmes J’aime jouer avec les mots
Face à l’assassinat d’un enfant, il n’y a plus de mot
Et je n’ai plus envie de jouer
En souvenir de deux visages, de deux cœurs
De deux vies qui, au coin d’une rue, s’évanouirent
A tout jamais.

Sixtine qui se souvient de ces moments douloureux

6 septembre

Une vie de solitude vous fait-elle peur ?...

Solitude de l'arbre Mimi et bien d'autres avant elle nous entraînent à tour de rôle dans une folle farandole sur une initiative originale de traces. A mon tour de prendre la main à Loren.
Serez-vous la ou le prochain à me saisir la main dans cette solitude ô combien partagée ?
Plus de tendresse dans sa vie. Où donc la douceur s’est-elle enfouie ?
Il a tant de choses à donner, à recevoir et à partager.
Deux bras pour travailler, pas pour enlacer.
Une bouche pour parler, pas pour embrasser.
Un corps pour vivre, pas pour jouir.
Solitude- chaise seule arbre dans désert
Une vie sans bonheur, il n’en veut plus.
Il a peur.
Son miroir le voit vieillir, sans personne à qui sourire.
Sans personne vers qui partir.
Il l’a voulue, cette solitude mais il n’y trouve pas la plénitude.
L’a-t-il seulement vraiment désirée ? La vie ne la lui a-t-elle pas imposée ?
L’ermite se pose ces questions et ne fait que tourner en rond...
Farandole de solitudes - Feuille de route évolutive

Bernie qui ne sait pas s’il pourra vivre sans la solitude

1 septembre

Honorez-vous toujours vos rendez-vous ? Est-vous attentives à vos amies ?...

Ce soir, j’ai rendez-vous avec Marie.
Marie est une amie d’enfance, quoiqu’une dizaine d’années nous séparent. Nous
chaises videshabitions le même immeuble et nous allions à la même école. Elle doit avoir bien changé. La dernière fois que je l’ai vue, elle avait quinze ans. Je l’avais invitée à mon mariage. Je me souviens qu’elle avait été très émue, durant la cérémonie. Je représentais probablement à ses yeux le modèle, une sorte d’idéal ou que sais-je encore ? De me voir heureuse au bras de Bernard, elle avait pleuré.
Nos chemins se sont ensuite séparés. Je n’ai jamais cherché à la revoir mais j’ai toujours gardé en moi une pensée toute particulière pour cette fille.
Je scrute ma montre : dans deux heures, nous nous parlerons. Je me dirige vers la garde-robe : que mettre pour ces retrouvailles ? Des retrouvailles totalement inattendues : une adresse retrouvée, un coup de fil, un rendez-vous.
Ce petit tailleur gris et ce chemisier fantaisie devraient faire l’affaire.
J’arrive la première au petit restaurant que nous avons choisi : une pizzeria dans un quartier typique de la ville. L’Italie sera le témoin de nos souvenirs !
Je me sens un peu stressée. Pourvu qu’elle ne soit pas en retard.
La porte s’ouvre. Je me redresse sur ma chaise : c’est un couple de petits vieux qui s’installe non loin de moi. Deuxième angoisse : un jeune homme timide se dirige, sans un regard, vers la chaise libre la plus proche de la porte. Angoisse numéro trois : c’est elle, j’en suis certaine. Elle n’a pas changé. Elle a mûri. Cette maturité lui va bien, malgré un regard que je trouve un peu inquiet.
Marie me sourit et vient vers moi, d’un pas décidé. Nous nous faisons la bise.
L’amorce de la conversation est difficile mais notre tempérament de bavardes reprend vite le dessus. Cette initiative me rassure car, ayant remarqué une alliance à son index gauche, je ne voyais pas en quoi ma vie de femme divorcée allait l’intéresser. J’apprends très rapidement que Marie s’est mariée à 22 ans avec Pierre, un ingénieur. Trois enfants en cinq ans, une grande maison dans la banlieue, une vie sociale active, des amis, des sorties, le rêve quoi. Une fraction de seconde, le minuscule studio que je loue pour presque rien me vient à l’esprit. Et cette vie familiale, confortable, sans travail, sans patron, sans horaire à respecter… La vie au singulier, face au pluriel de l’existence ! Je soupire au fond de moi
Tout à coup, un sentiment étrange m’envahit : Marie n’est pas heureuse. Elle parle du passé, du présent mais, à aucun moment elle n’envisage le futur.
Brutalement, je reprends contact avec la réalité car elle me demande de parler de moi : que lui dire ? Une jeunesse idyllique, un mariage d’amour, un travail passionnant, un amant deux années durant, les sorties du week-end puis, le divorce, la solitude, les premiers cheveux blancs, la rupture avec l’amant, le boulot auquel on ne croit plus et les trop longues soirées d’hiver…
« Oh, moi… une vie sans histoire, divorcée et libre ! ». Oui, une vie sans histoire, un passé-bonheur, un présent-espoir et un futur-incertitude. Marie s’étonne de la brièveté de ma réponse. Pourtant, c’est bien ainsi que se résume ma vie.
La pizza que nous apporte le serveur est énorme. Nous la dégustons de bon cœur, tandis que le Chianti commence à faire sentir son effet. Les neurones embrumés d’effluves d’Italie, nous payons l’addition et nous nous retrouvons dans l’air frais de la nuit. Nous faisons quelques pas ensemble et nous nous quittons à la portière de ma voiture, nous promettant de nous appeler la semaine suivante.
Une centaine de mètres plus loin, des travaux m’ayant contrainte à un détour, j’aperçois Marie à l’arrêt des autobus. Je klaxonne. Je l’appelle. Embarrassée, elle s’approche :
« Tu n’as donc pas ta voiture, Marie ? »
« Comme tu vois et Pierre déteste prêter la sienne… »
« Monte, je te raccompagne ! »
Durant tout le trajet, Marie ne dit pas un mot. L’ai-je choquée ? Mesurant l’ampleur de son malaise, je respecte ce silence qui, curieusement, nous rassure.
Une fois devant chez elle, elle me remercie, m’embrasse à nouveau et me rappelle notre prochain rendez-vous.
Il est tard, je me couche sans m’être démaquillée, satisfaite de cette soirée pour le moins enrichissante car jusque là, qu’elle occasion m’avait été donnée d’apprécier ma vie à sa juste valeur ? Je ferme les yeux et un sommeil de plomb m’envahit instantanément
Cela fait trois semaines que nous nous sommes rencontrées. Marie ne m’a pas appelée. Je ne l’ai pas appelée non plus car un surplus de travail n’a cessé de me poursuivre mais, ce soir, je le fais sans faute.
C’est un répondeur qui me répond. Comme je déteste ces engins-là, je ne laisse pas de message : j’appellerai demain.
STUPEUR ! En mordant dans ma tartine, le lendemain matin, j’apprends par le journal que Marie s’est jetée sous les roues d’un train, au passage à niveau jouxtant sa maison…

Joëlle qui s’en veut de n’avoir prêté attention à son amie

31 août

Comment dites-vous Adieu ?...

adieux Et oui, à peine quelques mois, une année parmi vous et je m'en vais...
J’ai pu en ces jours semer mes impressions, mes pensées, mes joies, mes tristesses à travers ces univers étranges et fascinants que sont les blogs. et faire ainsi partie d’une belle planète virtuelle.
Vendredi j'en ai pris plein la figure. Mais non, toute compte fait, je ne suis pas assez dure pour faire face à l'inconnu et même si je fanfaronne ou me réjouis devant certains commentaires, je crois que ni mon cœur, ni mon âme ne sont prêts pour ce monde réel.
Aussi, je m’en vais m’occuper d’enfants de chair et de sang, à des embrassades, à des regards où tout se dit en un instant, à des larmes, à des rires, à la poésie, à la peinture, à mes livres et à ma musique, à mes amours...
A la vrai vie quoi...la vie où l'on peut choisir ses interlocuteurs...pendant qu’il y a encore un peu de liberté…
Quelque part, au fond de moi, je le savais, que cela ne pouvait pas durer mais tous autant que vous êtes. J'ai aimé vous lire...J’ai adoré vos commentaires. Je vous aime
Je pense que j’aurai moins de temps pour écrire... Aurai-je encore cette conviction, cette motivation, cette l'inspiration ? Écrire pour quoi ? Écrire pour qui ? Écrire pour moi. Écrire pour vous. Écrire pour aller mieux. Écrire pour être lue, entendue. Écrire pour dire ce qu'on ne peut pas dire à ceux qui nous sont si proches. Écrire pour recracher son (...)
Mais c'est peut-être bien, tout compte fait. J'ai guéri de… Peut-être de moi-même. Depuis que je vous connais, je me sens nettement mieux. J'ai confiance en moi. J'espère juste ne pas trébucher à nouveau.
Savoir se relever. Savoir se relever même si nous avons eu mal.

Vais-je mettre mon adieu entre parenthèses ?... Merci encore pour vos visites.

27 août

Comment faire une lettre de rupture ?...

Déchirure Messieurs lecteurs, si vous voulez un jour envoyer à votre future ex-aimée une lettre de rupture, lâche, hypocrite et cruelle, de sorte qu'elle vous déteste jusqu'à la fin des temps et vous laisse tranquille dans votre havre de paix sans que plus jamais elle ne vous donne de nouvelles, prenez exemple sur celle-ci :

On s'ennuie de tout, mon Ange, c'est une Loi de la Nature ; ce n'est pas ma faute. Si donc je m'ennuie aujourd'hui d'une aventure qui m'a occupé entièrement depuis quatre mortels mois, ce n'est pas ma faute. Si, par exemple, j'ai eu juste autant d'amour que toi de (...)

Mais le timbre est-il entre-parenthèses ?

Les aventures amoureuses de Peut-Etre

26 août

Que voulez-vous ?...

Je ne voudrais pas crever, de mon vivant.
Je veux pouvoir regarder la mort en face, lui dire des mots violents, la détester et l'insulter.
Je ne voudrais pas crever, toujours en vie.
Je veux pouvoir mourir la tête haute, des regrets dans la voix, des larmes dans les yeux.
Je ne voudrais pas crever, victime du temps.
Je veux dire adieu à mes parents, embrasser mes enfants, enlacer mon amant.
Je ne voudrais pas crever, déjà morte.
Je veux pouvoir mourir de tout mon être, le corps sain, l'esprit en éveil.
Je ne voudrais pas crever, déjà dans la tombe.
Je veux voir venir le trépas, refuser l'ultime voyage et fuir ce déchirant départ.
Je ne voudrais pas crever, comme ça.
Je veux attendre la faucheuse, chercher à comprendre, être l'emmerdeuse.
Je ne voudrais pas crever, sans ça.
Je veux lui cracher au visage ma haine et mon impuissance de ramper dans son noir sillage.
Je ne voudrais pas crever, toute seule.
Je veux qu'elle vienne avec moi aux portes de l'enfer d'où personne ne revient, pas même elle.
Je ne voudrais pas crever, sans vengeance.
Je veux la voir tomber dans le feu des remords d'avoir ravi des trop petits et oublié des trop vieux.

Peggy qui arrive parfois à sourire

23 août

Votre cœur est-il solide ?...

VOILIER Au fil de l'eau, au cours des flots, où me mène ma voile ? Où me mène ma barque ? J'ai noyé mon cœur de ton image et tes frissons animent mon âme.

Mon cœur me lâche…

Mais, je vis dans ton passé. Mes chemins ne mènent nulle part. S'ils ne mènent pas à toi, vers qui mènent-ils ?
La poussière s'envole et ma vie suffoque. Je t'ai tant aimé... Je vis dans notre passé. Le temps file et j'en perds la trace. J'aurais aimé te garder au creux de moi. J'aimerais retrouver la chaleur de ce que nous fûmes, j'aimerais (...)

J’aimerais ouvrir les parenthèses

Les aventures amoureuses de Peut-Etre

14 août

L’amour est-il le plus fort ?...

Ecoute Elle aimerait tant qu'il ouvre les yeux. Qu'il la voit enfin. Qu'il la regarde autrement qu'en amie. Elle se surprend à le souhaiter très fort. Elle s'impose de ne pas penser à lui, elle s'inflige de lui trouver les pires ignominies, elle se force à ne plus l'aimer, elle se force à l'oublier, elle se force à se rendre compte que c'est peine perdue. Car c'est peine perdue. Mais rien n'y fait. Chaque fois qu'elle le voit, c'est comme si elle retombait amoureuse, et toujours plus fort. Cette fois elle est dans l'impasse. Elle réalise combien elle l'aime. Elle comprend qu'elle l'aime (...)

Pourquoi l’amour est-il souvent entre-parenthèses ?

Les aventures amoureuses de Peut-Etre

13 août

Pourquoi l’autre ?…

Terrasse et fraicheurJeudi. Un bar. Des amis. Un concert. Des rires, de la chaleur, des débats, de l'amitié pur jus, des implosions d'amour. Il est assis en face de moi. Il est assis en face de moi, et j'ai tellement envie de lui parler.
Je pourrais discuter avec lui, je pourrais faire ce que je fais d'habitude en tant qu'amie, même en tant que simple amie.
Je pourrais faire sortir cette chaleur dans mon corps par ma voix, mais j'ai été arrêtée dans mon élan.
Je ne peux plus rien faire. C'est elle que j'observe. Elle est à côté de lui. Je vois exactement toutes les ficelles, je vois exactement tout ce (...)

Mais pourquoi vois-je que les parenthèses ?

Les aventures amoureuses de Peut-Etre

5 août

Où se trouve la liberté ?…

 

liberte J'ai toujours rêvé de partir. Partir où, au fond, on s'en fout, juste partir. Pour moi, c'est ça, la liberté : avoir toujours la possibilité de partir. Savoir que c'est possible.

La liberté, ce n’est pas partir, ce n’est pas le faire vraiment. La liberté, c'est savoir que, si on veut, on peut s'en aller.

Ma liberté se trouve dans mes rêves. Je rêve que je pars. Je rêve que je suis ailleurs.

Plus le temps passe, plus la possibilité de réaliser ces rêves se présente, et plus je me rends compte que (...)

La liberté est-elle toujours entre-parenthèses ?

Les aventures amoureuses de Peut-Etre

3 août

Utilisez-vous souvent le post-scriptum ?...

Vue de Lyon depuis Fourvière Quand même, je ne voudrais pas finir mon week-end avec ce sentiment d'amertume planant sur ma tête... Le soleil couche ses rayons sur le corps d'une ville, il apaise les raisons et pour demain prépare ses petites folies...

Je sais que le monde n'est pas une machine. je sais qu'il gronde et qu'il saigne, et fulmine. ...Mais je n'y peux rien. J'aime tant la vie que chaque jour, elle recommence. Je n'ai cherché qu'une voix pour adoucir mes violences. Je n'ai chanté que des vérités d'amour. Je n'ai menti que pour (...)

Le mensonge l’ai-je bien mis entre-parenthèses ?...

Les aventures amoureuses de Peut-Etre

30 juillet

Aimez-vous la mer ?...

Hossegor - Plage Capbreton Toute la côte était envahie d’une brume légère. Légère dans sa texture à frôler le sable mais lourde dans l’atmosphère d’étouffement qu’elle engendrait. On ne voyait pas à plus de quelques mètres et la sensation d’humidité était forte.
IL marchait déjà depuis pas mal de temps, n’ayant encore rencontré aucune forme humaine. Même les mouettes semblaient bouder la plage, ce matin-là. Seules les vagues l’accompagnaient mais il n’y prenait garde. Il marchait. Il marchait d’un pas décidé, droit devant, en parallèle à la mer dont l’écume venait taquiner ses chaussures.
IL ne regardait rien, il pensait. Il pensait les deux mains dans les poches de sa veste. Il pensait et il marchait.
Un petit crabe vint mourir à la pointe de son pied gauche mais son pied droit l’entraîna deux pas plus loin. Un coquillage crissa sous sa semelle, une vague plus forte mouilla le bas de son pantalon mais il marchait et n’y prêta pas attention. C’était comme si les flots n’avaient pas été là, cachés sous la couche de brume qui les recouvraient.
Puis, IL s’arrêta. Il tira une feuille de papier de sa poche, il la lut, la replia, la déchira et la jeta sur le sable. Une vague plus hardie s’en empara et les mots d’IL disparurent dans l’immensité grise et mobile.
Un léger vent se leva. On entendit gronder la mer comme si elle voulait entrer en contact avec lui. Elle tentait de lui parler. Elle voulait lui dire des choses. Des choses que seule la mer pouvait lui dire.
La marée se fit montante ce qui obligea le jeune homme à rejoindre le sable sec. Sa marche sembla plus difficile, son dos se courba, il remonta son col et enfonça davantage les mains dans ses poches.
Soudain, il stoppa net. IL fit face à la mer et sans la moindre hésitation. IL avança vers elle. Les vagues firent un barrage d’eau plus sauvage mais IL l’enjamba jusqu’à en avoir sous les bras, qu’il écarta, comme pour mieux en profiter. Puis, il continua sa marche droit devant, ignorant le grondement de cette masse d’eau qui tentait un ultime message.
IL ne broncha pas quand l’eau entra dans sa bouche, son nez, ses oreilles. Cette fois, la mer démissionna, respectant la volonté du jeune homme. Son front disparut, puis ses cheveux puis, plus rien. Plus rien que ces longs hurlements de chien, au loin. Très loin. Si loin.
J’aime me promener certains soir de brume au bord de la mer, je crois entendre pousser de longs hurlements comme un chien. Et si la mer se rappelait. Si la mer s’en voulait de n’avoir pu, l’espace d’un instant, tirer IL de ses sombres pensées et lui faire découvrir un petit crabe venu mourir à ses pieds, un coquillage venu s’offrir à sa vue, un peu d’écume venue éponger sa peine.
C’était un soir de brume...

Peggy la tristesse, Bernie, Joëlle et les filles de l’atelier d’écriture de l’hôpital

24 juillet

Que demandez-vous ?...

Corps en fumée Lorsqu'elle rencontre un homme qui lui plaît, elle ne se demande jamais - elle ne lui demande jamais s'il est seul.

Par définition, tous les hommes sont seuls. Ils ont une mère, une femme, plusieurs parfois, des enfants, des amis, des relations, des projets d'avenir. Ils sont attachés à eux par des liens dont certains sans doute vont se défaire : trop serrés ils rompent, trop lâches ils se dénouent.

Elle ne songe pas cependant à les en libérer, elle n'est pas là pour ça, d'ailleurs ce serait (...)

Un homme, une femme entre-parenthèses

Les aventures amoureuses de Peut-Etre

10 juillet

Comment trouver la rage de vaincre ?

N'empêche, je devrais me mettre à la boxe ou un truc comme ça. Je m'énerve jamais, c'est pas normal, ça.

Enfin, avant, j'en avais tellement marre de pleurer tout le temps pour rien que je me suis mise à m'énerver pour tout. Tout et n'importe quoi, ého regardez moi ! J'existe. Je m'énerve. Je crie. Vous me voyez ? Vous m'entendez ?

Maintenant, je sais pas, c'est toujours cette foutue confiance en moi que je recherche, cette assurance... Je m'en approche, je le sens... Bernie, je vais y arriver !...J'ai moins l'impression de me laisser couler par (...)

Comment vaincre sa timidité si elle est entre-parenthèse

Les aventures amoureuses de Peut-Etre

6 juillet

Dans quels bras aimeriez-vous être ?

Elacement arbres Enlacement de deux arbres J'ai retrouvé dans ma maison de campagne un livre que j'ai adoré et que je prends un plaisir fou à lire et relire. C'est dans ces bras-là de Camille Laurens. C'est un superbe livre sur les hommes. Pas sur les hommes au sens d'humains, non. Sur les hommes, le genre masculin, l'autre genre. J'adore sa façon d'écrire, et j'adore sa façon d'écrire sur eux. J'ai trouvé dans ce livre un écho de l'amour que j'éprouve pour l'amour, si ce n'est pas lui qui me l'a appris, peut être. L'amour des hommes. Elle y parle des (...)

Enlacement C'est particulier, le père - c'est un homme à part, la part d'homme en elle. Quand elle sort du bain, les cheveux plaqués en arrière, la peau nue, sans maquillage, les traits un peu durcis par la lumière des néons, les sourcils broussailleux, l'air sombre, soudain elle l'aperçoit dans le miroir : c'est lui. Le père est le seul visage d'homme qui soit donné à une femme; le père est le seul homme qu'il lui soit jamais donné d'être. Camille Laurens, dans ces bras-là (...)

Faut-il regarder le passé entre parenthèses

Les aventures amoureuses de Peut-Etre

5 juillet

Dormez-vous bien ?

  LIT Une plume de mon oreiller s'est furtivement évadée, pour atterrir sur le piano et ainsi te tirer hors de mon lit... Là, paisible est l'éveil. Quand on pense aux tourbillons de sommeil, et des rêves agité qui sont faits Dans la chambre d'à côté, dans la tente d'à côté... Dans la chambre d'à côté, dans la tente d'à côté... Le sommeil appartient à ceux qui savent fermer les yeux sur leurs pensées taciturnes, et sur leur lot d'illusion diurnes...

Dormir et rever Toi, tu ne dors pas. Tu regardes la nuit. Tu t’effraies de ces songes que je fais dans la chambre d'à côté (...)

Peut-être devrais-je mettre ma nuit entre-parenthèses

Les aventures amoureuses de Peut-Etre