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20 novembre Avez-vous des nuits de folie ?...
Ah oui si parmi vous y a des spécialistes en interprétation des rêves... Je suis toute ouïe… Marylou qui n’aime pas les cauchemars 3 novembre Utopie ou réalité ?...
Corinne qui a oublié ses rêves… 18 octobre Suis-je une patate ? Patate je resterais ?...
Les filles de l’atelier d’écriture de l’hôpital au domicile qui viennent de gagner, avec ce billet, le concours organisé par un journal local (seul le titre du billet a été changé) 13 octobre Ouvrez-vous bien les yeux ?...
Sixtine et les filles de l’atelier d’écriture de l’hôpital au domicile 10 octobre Faut-il oser ?SOURIRE Mais les risques doivent être courus, car le plus grand risque dans la vie, c'est de ne rien risquer Corinne qui a osé et qui ose encore 9 octobre Avancez-vous contre vents et marées ?
Isabelle qui va prendre des cours de karaté et qui aimerait savoir d’où vient l’expression :”avancer contre vents et marées” 6 octobre Avez-vous un ange gardien ?...
Isabelle qui connaît le nom de son ange gardien 24 septembre Que vous reste-t-il à faire ?...Ce qu’il me reste à faire… Voilà, j'ai fait tout ce que j'avais à faire, attendre la récolte de ce que j'ai semé... En attendant. Mélancolie, alanguie, rêveuse, confidence aux confins des coussins…
Et après, il faudra bien que je me repose … Lucie qui a encore tant à faire 20 septembre Promettez-vous ?...
Sixtine et les filles de l’atelier d’écriture de l’hôpital au domicile 6 août Appréciez-vous ce qui est désiré ?…Comme prisonnière du temps, J'essaye de tuer le temps, Consciente des moments décevants, Folie d'amour comme entre amants, Bonheur d'aimer, amour naissant, Corinne et Bernie qui ont la tête dans les nuages 13 juillet Que préférez-vous : la symphonie du matin ou le romantisme du soir…
Maintenant, les yeux fixés sur le parc aux allées compliquées, je me sens pris d'une crainte indéfinissable. Timidement, je pousse la lourde porte de fer et marche vers le perron. Je note, au hasard, la pièce d'eau au-dessus de laquelle des libellules roses et mauves mènent une ronde enchantée...Le banc à droite près du marronnier... Des pies s'envolent à mon approche, tandis qu'un papillon, pareil à un danseur ivre, trace des cercles autour d'un buisson. Mes doigts rampent vers la sonnette. Dans l'encadrement de la porte une ravissante fille, longue et mince, dotée d'un corsage joliment meublé, de longues cuisses bien galbées, de jambes remarquables, possédant en plus un très charmant minois, éclairé de deux yeux candidement complices et d'une bouche bien ourlée. Docile, je suis ma compagne. La porte doucement, se referme derrière elle. Lentement, comme pour mieux m'imprégner de cette atmosphère nouvelle, mieux faire connaissance de cet univers qui désormais est le mien, je fais le tour de la pièce. Tout y était rose, depuis les fins rideaux jusqu'à la soie recouvrant le lit. Près de la fenêtre, un fauteuil que le soleil encadre d'un losange de lumière. Contre le mur, un divan aux coussins joufflus. Plus loin, un guéridon aux pieds nerveux rehaussés de dorures, à gauche, une coiffeuse dont la place accapare glorieusement la clarté accourue du dehors. Et, un parfum, un parfum indéfinissable de cigarette blonde et de plantes épanouies... J'ai à peine dormi cette nuit là. Peut-on donner le nom de sommeil à une torpeur malfaisante, sans cesse interrompue par les plaintes ? Petit à petit, je me suis senti gagné par la fièvre, la lassitude. Quelque part, un oiseau lance le signal de l'éveil, mille autres pépiements lui répondent aussitôt. La symphonie amorcée se propage à travers le parc, s'entend jusqu'aux profondeurs des bois. Partout l'ombre cédait la place à la clarté. L'aube accourue avec des grâces de coquette. Elle se déplie au-dessus des arbres, par delà la campagne environnante, comme un éventail phosphorescent. De nouvelles rumeurs se mêlent maintenant au chant des oiseaux. Une armée de moustiques nerveux dresse une colonne bruissante face à la pièce d'eau. Et, des parfums s'échappent de la terre tout imprégnée de rosée. Un mélange puissant de senteurs qui me donne le vertige. Je fais quelques pas, atteins l'extrémité opposée de la terrasse et regarde la mer. Dans ce coin plus isolé de la Cote Basque, la mer semble différente, porteuse d'un sublime message. Les mouettes alanguies paraissent unies de leurs ailes, le bleu transparent du ciel bleu changeant de l'eau. Sur l'Océan, l'aurore est plus timide. Elle prend possession de son royaume avec moins d'arrogance par d'imperceptibles attouchements qui peuplent d'étincelles toute cette immensité.
Au lendemain, je dois partir. Dans son regard il y a toute la félicité du monde, dans son cœur, cette magique symphonie que scandent les conquérants. Aujourd'hui encore, je sens mon cœur envahi d'une douce chaleur, quand je songe à mes matinées, mes journées, mes soirées et, à mes ami(e)s. Bernie et ses souvenirs romantiques 12 juillet Retournez-vous sur un lieu d’un souvenir impérissable ?...Quand la voiture s'arrêta, le village apparut du haut de la colline, baigné dans une brume bleuâtre. Tout était comme autrefois. Rien n'avait changé. Vu de la hauteur, il semblait serein et paisible comme si la guerre l'avait épargné, et pourtant de nombreuses maisons étaient éventrées et n'offraient plus aux regards qu'une façade délabrée semblable à un vieux décor de théâtre. Mais ces murs debout empêchaient de distinguer à distance les maisons mortes de celles qui avaient miraculeusement échappé aux destructions. ... A travers les vitres, je regardais les feuilles tourbillonner dans le vent aigre et s'abattre sur les quais et dans la mer. Dans une brume lumineuse, on voyait se profiler les vieilles façades butinées par des siècles d'histoire et, tout près de moi, de l'autre côté d'une rue étroite, je distinguais de très anciennes maisons pareilles à des décors de mélodrames périmés. Tout me paraissait d'un autre monde, et je me demandais comment des êtres du 21 ème siècle pouvaient vivre dans ces bâtisses plusieurs fois centenaires. Je m'imaginais qu'ils ressemblaient tous à des momies ou bien qu'ils n'étaient que des fantômes du passé égarés à l'époque de la vitesse et de la télévision. Je sortis, je vins m'appuyer contre le parapet du quai et regarda silencieusement couler l'eau sombre de la mer où tremblaient les reflets des lumières de la ville. La lune n'est pas pour moi matière à rêverie mais seulement cette clarté blafarde qui baigne les rues et les maisons et, découpe mon ombre sur le sol, là, j'aime revoir mon enfance. C'était au mois de septembre, il faisait frais, mais tellement beau, les estivants avaient déserté les plages. Cette ville aux portes de l'orient, avec ses palmiers, ses pins tourmentés par le vent, son ciel bleu et cette mer qui emportait les rêves jusqu'au bout du monde, me paraissait un mirage. J'aimais ces longues rêveries sur les galets que venaient caresser les vagues. Dans ces petites calanques découpées au milieu des roches rouges. Je descendais à travers les rochers jusqu'au bord de la mer, si transparente qu'on voyait glisser les poissons argentés sur les algues. Je demeurais assis dans cette solitude, regardant au loin se profiler les voiles rouges ou blanches des barques de pêche et, comptant dans le ciel les nuages emportés par le vent. J'aimais la nature et me plaisait dans ce grand silence où tout mon être se dilatait et s'exaltait en pensant à la puissance mystérieuse qui conduisait la ronde éternelle des vents, des saisons, du soleil et de la mer. A part le cri des oiseaux de mer qui tournoyaient au dessus de ma tête et, le murmure incessant des vagues se brisant sur les rochers, la plage était silencieuse et, au bout d'un moment, je m'endormis pour de bon.....
Un bruit bref, d'un loquet de porte que l'on retient afin d'éviter son "claquement" sec, me fit sortir de mon « paradis » et là, je ne sais rien de plus ravissant que l'entrée dans une chambre, d'une femme jeune, élégante et jolie. Cependant elle avait un front admirablement proportionné et des yeux enchâssés si joliment que cela contribuait à donner à son égard une candeur et une franchise attachante et promettait une extrême loyauté. Elle accapare désormais l'attention comme elle paraît avoir confisqué la lumière. Elle remplit son rôle de point de mire à la perfection. Immobile, souriant à peine, elle a l'air de se mettre aux enchères, et elle a le toupet de dire : « continuez, continuez, je vous en prie. Ne vous interrompez surtout pas pour moi ». Erreur et, elle prend le visage attentif de quelqu'un qui peut tout entendre, tout comprendre, et que tout passionne. Bernie qui est revenu vivre un temps d’enfance 27 juin Lisez-vous et croyez-vous en votre horoscope ?….
Je vais arrêter-là, sinon je vais me présenter à la prochaine députation. Cathy celle qui regarde les astres plus qu’elle ne croit en eux 9 mars Cette force est-elle en vous ?...Beaucoup de ponts et de rivières, Corinne qui a toujours la force de continuer 14 septembre Avez-vous un arbre magique ?...
– J'ai soif !, un verre d'orange apparaît ! Là, il s'étonne, se demande qui lui joue ces tours de magie. – Tu es sous l'arbre à souhaits. Et il l'entraîne dans une farandole. Mais au matin, Charly a encore faim. Nul gâteau ne tombe du ciel. Il a soif, pas de lait. Les yeux pleins de sommeil, Charly descend du lit et va à la cuisine. Plus de tours de magie, plus de lutin, mais un gros câlin de maman et un chocolat chaud...meilleur qu'en rêve. L’atelier d’écriture de l’hôpital 7 juin Serait-ce, aujourd’hui, mon jour de bonté ?
Sanae l’amour personnifié 5 juin Avez-vous rêvez d’être dans la peau de quelqu’un d’autre ?...Le petit parapluie n’aimait pas la pluie. Quel dommage, par ce temps d’orage ! Quand sur sa route, il sentait venir les gouttes, que ce soit celles d’une ondée, d’une pluie d’automne ou d’une averse drue et subite, il se racrapotait dans sa housse en espérant qu’on l’oubliât au fond du cabas. Mais voilà, à chaque fois c’était la même histoire et le même désespoir : une main fébrile le saisissait et l’ouvrait sans précaution. Un jour, il en perdit une baleine. Qu’à cela ne tienne, madame-qui-protège-sa-mise-en-pli l’exhiba ainsi estropié durant des jours et des jours avant de le faire réparer. Il aurait tant aimé être ombrelle et accompagner de jolies jeunes filles pâlottes ou de vieilles bigotes rougeaudes en balade dominicale mais il n’était que parapluie des villes, jeté au fond du sac, oublié dans le coffre de la voiture ou pire encore, sur la banquette d’un train de banlieue. Sa destinée pris cependant un tournant le jour de ses cinq ans. Madame-qui-protège-sa-mise-en-pli avait un rendez-vous important, à quelques rues de son domicile. Pressée par le temps et l’envie de se montrer en public, elle l’emmena précipitamment. Puis, après quelques mètres, constatant que le temps n’était plus à la pluie, elle l’abandonna sur le rebord d’une fenêtre. Une petite fille vint à passer. Elle remarqua le petit parapluie sur le rebord de la fenêtre et l’emmena avec elle. Elle ne devait pas être bien vieille et sautait d’un pied sur l’autre, élevant dans les airs sa nouvelle acquisition. Elle rencontra une copine et lui montra sa trouvaille. Ensemble elles décidèrent de se rendre au parc tout proche où d’autres enfants jouaient déjà. Tous vinrent voir le parapluie et demandèrent à la petite fille de l’ouvrir. Après quelques hésitations, elle parvint à étendre la toile qui se mit à briller pour la première fois dans le soleil de cette après-midi de printemps. Qu’il était bon de se prélasser ainsi sous la chaleur des rayons ! Fin de journée, les bambins se dispersèrent mais Julie, tel était son prénom, se balada encore un peu sur les chemins du parc le parapluie à la main et c’est ainsi qu’un simple parapluie devint, l’espace de quelques heures, l’ombrelle qu’il avait toujours désiré être avant de finir abandonné au fond d'un vieux coffre à jouets.
Joëlle et l’atelier d’écriture de l’hôpital 13 mai Petite comment envisagiez-vous l’homme de votre vie ?Quand j’étais petite, je voulais devenir une journaliste…rousse, me faire appeler Sophia Paramount, aller bouter l’ignoble M. Ming hors des espaces interplanétaires avec Bob Morane, que j’allais épouser. Enfin…, lui ou Bill Ballantine. Mais quand on est petit, on ne nous dit pas tout. Heureusement, il y a Laurence, et, dans Tout sur Bob Maurane, elle révèle…tout. Et notamment ce que les autres ont omis. En effet, écrit-elle dans son édito : « qui a pensé à signaler que (…), entre La Marque de Kali et Krouic, Bob est passé du rasoir manuel au rasoir électrique ? Ou encore que Bill dort en slip (Les Papillons de l’Ombre Jaune) ? Les trucs importants quoi ! » Or, maintenant que je suis grande, je redécouvre aussi un des défauts dont est affligé l’Ecossais aux belles dents du clan McGuiliguidi : Bill…ronfle. Ce qui suffirait, vous en conviendrez, à lui préférer son acolyte. Eh oui ! si j’avais su, c’est bien Robert Morane que j’aurais épousé ! Non sans avoir auparavant circonscrit la gentille jolie Tania Orloff et la jolie nuisible Miss Ylang-Ylang. Oui mais voilà…, un mari qui se perd parfois au point que les frontières entre rêve et réalité en deviennent floues ? Là je dis : « sans regret ! ». Car n’aurait-il pas eu par trop tendance à me préférer une héroïne fictive de science-fiction parallèle ? Non, vraiment, entre Bob et moi non plus, cela n’aurait jamais marché !
Véronique qui rêve encore à l’homme idéal 23 avril Prendriez-vous un grand bol d’air ?...Monsieur Hibou, qui êtes-vous? Vous l'animal curieux qui régnez sur ces lieux? Je suis le vieux hibou, le hibou tout doux, animal de la nuit, l'ami des chats gris. Monsieur Hibou, regardez-vous, pourquoi de tels yeux ronds et cet air grognon? Je suis si âgé et tu m'as réveillé! Le jour est mon sommeil à nul autre pareil. Monsieur Hibou, écoutez-vous, pourquoi cette drôle de voix? Mon enfant, il y a si longtemps... pourquoi diable tant de questions? Monsieur Hibou, on m'a parlé de vous avec des poux et des joujoux, des bijoux et des cailloux mais je ne les vois pas. Et des genoux, vous n'en n'avez pas! Je voulais juste devenir votre chou, le préféré de maître Hibou. Mon enfant, ne t'en va pas. Attends! Je t'offre ma sagesse, mon amitié et ma tendresse. Je n'ai pas, il est vrai, de joujou, encore moins de pou ou de bijou mais un trop plein de bisous, à te donner dans le cou.
Bernie et l’atelier d’écriture en balade dans le parc de l’hôpital 6 décembre Comment sera demain ?Hier, demain me semblait tellement loin. Aujourd’hui, il n’en est plus rien. Demain est tout proche de moi, à mon seuil, à portée de ma main. La relativité du temps : hier s’éloigne, demain se rapproche et pourtant je suis toujours dans le présent d’aujourd’hui. Ma ligne du temps va de l’avant, toujours plus vite, toujours plus courte. Courte devant. Longue derrière. Je suis le point qui progresse, qui roule de gauche à droite dans un perpétuel mouvement d’arrière en avant, d’hier à demain. Que m’importe le passé que je connais ? Que m’apporte le futur que j’ignore ? Pour calmer le temps, le temps qui galope, je me cramponne au présent. Demain, que sera demain ?
Christelle et Joëlle qui aimeraient bien savoir…
P.S. : concernant Christelle, son état est stationnaire. Elle est toujours aux soins intensifs et n’est alimentée que par perfusion et « bidon hyper-protéinés. » |
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