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20 novembre

Avez-vous des nuits de folie ?...

Cauchemar Marylou passe des nuits de folies, si je vous jure, bon déjà tout le monde savait que la Fée Marylou n’était pas comme les autres, un petit grain de folie, mais là ça devient inquiétant !
Je passe mes nuits à faire des rêves et cauchemars étranges !
Je vous raconte un peu mes nuits. Je vous promets que je n’invente pas, ne me demandez pas ou je vais chercher ses histoires je n’en sais rien…l’abus de lait grenadine sûrement !
Je vous fais un schéma type d’une semaine de nuit Marylouléenne
Lundi :
J’étais dans ma pelouse avec ma chienne et là v’là ti pas que je me fais sauvagement agressée par des hérissons psychopathes, (si si chez nous, on a une race de Hérissons très agressifs, un croisement entre hérissons et Pitt bull sans doute !). Ils sautaient sur la pelouse pour me mordre. Je criais au secours, bien évidemment dans ces moments de solitude intense, y a jamais âme qui vive…
Je me débattais fougueusement, en me retournant quel ne fût pas mon effroi de voir ma chienne se faire violer par un porc épique ! Si carrément elle se faisait prendre par un gros porc épique barbare, plein de picots affûtés….
Je crie de plus belle, malgré mes nombreuses blessures (euh ! ça c’est pour le côté dramatique !) et là je vois mon homme appuyé contre un râteau - le râteau c’est pour se donner une contenance ! et dire qu’il travaille- en train de papoter avec la voisine… Je suis en train de me faire décharnée par des monstres sanguinaires et Monsieur fait son bellâtre avec une blondasse oxygénée qui n’a d’oxygéné que sa couleur d’ailleurs…!
C’est là que je me réveille la nuisette en lambeaux… Elle a de la chance la blondasse parce que je lui aurais fait le coup du pied retourné entre les deux yeux… non mais…
Mardi :
Je rêve d’un ami à moi (il se reconnaîtra, peut-être s’il tient pense encore à moi). Jusque là rien d’anormal, si ce n’est qu’on se retrouve dans un hôtel glauque et que j’ai comme une impression bizarre… C’est là, que je le vois s’approcher telle un paon faisant la roue, dandinant de la queue comme d’autres dandinent du cul. Mon esprit vif comme le vent comprend tout de suite que si on est là ce n’est pas juste pour regarder Dumbo l’éléphant en DVD avec Bonus et commentaires de feue Walt Disney… Non ! Ses intentions sont plus celle d’un Rocco que d’un Roméo.
J’essaye de garder une contenance et de sourire. Là il approche, ah oui ! élément essentiel à ce cauchemar (dis tu m’en veux pas hein si je parle de cauchemar !), je suis toute vêtue de noir, avec un tout nouveau tee-shirt noir. Il s’approche donc frénétiquement, les yeux globuleux. Il commence à se déshabiller et à s’agiter dans tous les sens…moi figée par cette scène je ne bouge pas, en me disant c’est un cauchemar, tu vas te réveiller (oui c’était un cauchemar !… Mais bon ! sur le moment, je ne le savais pas moi !)… Il s’approche donc dangereusement tout attribut (je ne peux pas le mettre au pluriel) dehors de plus en plus secoué par des spasmes incontrôlables… et là pris de soubresauts bizarre v’là ti pas qu’il m’éjacule sur mon tee-shirt noir tout neuf ! Bon ! Je tiens à préciser que ce n’est qu’un cauchemar. Enfin j’espère pour lui ! Donc me voilà obligée de rentrer chez moi avec mon tee-shirt immaculé de euh, enfin vous voyez quoi….enfin le bon côté des choses c’est que je n’ai pas du passer à la casserole…, et même qu'il m'a offert un tout nouveau tee-shirt pour la cause. Je vais le prendre rose le tee-shirt, ça m'ira mieux au teint !…na
Je tiens à préciser que l’origine de ce cauchemar n’est pas une envie dissimulée de faire quelque chose de sexuel avec cet ami. Non ! Non ! C’est la faute à « Urgences » ben oui dans l’épisode ce soir là, il y en a une qui avait une tâche suspecte sur son tee-shirt noir… et voilà ! Faut croire que ça m’a marqué. Il faut peut-être que j’arrête de regarder la série à la télé ?…

Ah oui si parmi vous y a des spécialistes en interprétation des rêves... Je suis toute ouïe…

Marylou qui n’aime pas les cauchemars

3 novembre

Utopie ou réalité ?...

Zenitude J'ai rêvé d'un monde sans guerre,
Sans famine, sans misères.
Avec de l'eau potable à ne plus quoi savoir en faire,
de la nourriture à volonté, du vin, de la bière.
Un vaccin pour chaque maladie
plus aucuns pauvres à l'agonie.
Un travail pour chaque être humain
et beaucoup d'argent à portée de main.
Plus aucune taxe, aucune tva
un monde où enfin on se sentirait chez soi.
Où l'on pourrait vivre en toute quiétude
et ne plus vivre dans la solitude.
Un monde de tolérance
où on accepterait mieux les différences.
Car chaque personne a le droit de vivre en liberté
et de se créer une place dans notre misérable société.
Oui je sais je rêve toute éveillée
mais il n'y a que sur mes rêves que je ne suis pas taxée.
Ah notre beau monde réel...
Mange et je taxerai ta nourriture et tes poubelles.
Écoute les infos à la TV
et une jolie redevance te sera attribuée.
Va travailler en voiture
et là encore je te volerai en toute quiétude.
Ton essence ne fera qu'augmenter, tu verras
mais jamais ton salaire ne le lui sera.
Paie et paie encore...manges des œufs aux lards
pendant que nous dégustons notre caviar.
Pauvres êtres humains aux mains souillées,
aux yeux délavés et tout ça pour plaire à notre bien jolie société.

Corinne qui a oublié ses rêves…

18 octobre

Suis-je une patate ? Patate je resterais ?...

Patates_douces_DC_t Patachon et Patapouf étaient deux bons amis. Un jour, Patapouf vint trouver Patachon. Il en avait gros sur la patate car la plante de la famille des convolvulacées, que lui avait offerte son voisin, dépérissait à vue d'œil. Jamais, il ne pourrait faire la récolte de ses patates douces !
Ils allèrent sonner chez Patas, le sage du village mais le singe pleureur se perdit en des patati patata larmoyants, n'aidant en rien nos deux compères qui reprirent la route, silencieusement. Chemin faisant, ils rencontrèrent Monsieur le Maire, un vieillard pataud mais de bon conseil. Patachon s'amusa à lui décrire, joyeusement, l'état du végétal moribond, tandis que Patapouf, très ému et maladroit, comme à l'accoutumée, ne trouvait pas ses mots pour exprimer sa peine à assister, impuissant, à l'agonie de sa plante bien-aimée. De ses doigts boudinés, le maire remonta ses lunettes sur son nez. Il prit une large inspiration et regarda tour à tour Patachon et Patapouf, quand tout à coup, patatras, une énorme branche se détacha de l'arbre le plus proche et vint frapper le vieillard à la tête avant même qu'il ne put prononcer une parole.
patatesbikini Il gisait inerte sur le chemin, les cheveux en désordre, devant l'air ébahi de Patachon et Patapouf qui ne surent jamais comment sauver la plante de la famille des convolvulacées offerte par le voisin.
L'histoire ne dit pas si elle survécut.
Ils nous arrivent de passer par là, de traverser ce petit village des songes, au pays de l'imaginaire. Si vous y allez à votre tour, faites le détour par la maison de Patapouf, vous y sentirez, peut-être, l'odeur douce des patates cuites au feu de bois...
« Le merveilleux doit arriver à être aussi simple que le serait, pour un enfant qui aurait vu fondre du sucre dans l'eau, la surprise de ne pas fondre dans son bain. » (Cocteau)

Les filles de l’atelier d’écriture de l’hôpital au domicile qui viennent de gagner, avec ce billet, le concours organisé par un journal local (seul le titre du billet a été changé)

13 octobre

Ouvrez-vous bien les yeux ?...

Oeil 02 L’homme partit à la quête, à la recherche du bonheur, il ne ramena que désillusion. Il chercha la fortune, il revint encore plus démuni. Il se mit en quête du grand amour, pour ne rencontrer qu’aventures d’un jour.
Alors, il chercha l’erreur.
Le bonheur était dans son âme, la fortune à portée de main, l’amour dans le cœur des autres hommes.
Il n’avait jamais jusque là ouvert les yeux, il n’avait jamais tendu le bras, il n’avait jamais entendu le monde, trop occupé par sa volonté à tout vouloir posséder.
Il ferma les yeux, il visionna sa vie, il prit le temps d’arrêter le temps, il huma la senteur de la vie, il goûta au plaisir d’être là et il caressa l’idée d’être un homme parmi les hommes.
Il ouvrit les yeux et il se sentit heureux, riche et amoureux pour la première fois.

Sixtine et les filles de l’atelier d’écriture de l’hôpital au domicile

10 octobre

Faut-il oser ?

SOURIRE
C'est prendre le risque de paraître ridicule.
PLEURER
C'est prendre le risque de paraître sentimental.
TENDRE
La main vers l'autre, c'est prendre le risque de s'impliquer.
FAIRE VOIR
Ses sentiments, c'est prendre le risque de montrer son véritable soi.
ÉTALER
Ses idées, ses rêves devant la foule, c'est risquer de les perdre.
AIMER
C'est risquer de ne pas être aimé en retour.
VIVRE
C'est risquer de mourir.
ESPÉRER
C'est risquer le désespoir.
ESSAYER
C'est risquer l'échec.

Mais les risques doivent être courus, car le plus grand risque dans la vie, c'est de ne rien risquer
La personne qui ne risque rien, ne fait rien, n'a rien, n'est rien.
Quelqu'un peut éviter la souffrance, le chagrin, mais ne peut alors apprendre à ressentir, à changer, à grandir, à aimer, à vivre
Enchaîné par les certitudes, l'individu est un esclave qui a renoncé à la liberté
Seul l'individu qui « risque » est vraiment LIBRE.

Corinne qui a osé et qui ose encore

9 octobre

Avancez-vous contre vents et marées ?

mur Toujours ce brouillard qui m’entoure. J’avance mais je me heurte à des murs.
Je trouve des solutions pour passer ces murs. Quand je crois en avoir fini avec ces murs. D’autre sortent du sol. Mais pourquoi ces murs ? Comment sortent-ils du sol ?
Y-a-t-il quelqu’un pour m’aider ? Je suis perdue dans ce labyrinthe.
Plus de courage pour avancer. Plus de courage pour casser ces murs.
Je reste là, en ayant l’impression que les murs se rapprochent.
J’étouffe entre ces murs. Besoin d’air. Où se trouve cet air ?
Ces murs m’enferment et personne pour m’aider.
Je crie mais personne pour m’entendre.
Vais-je avoir la force de me relever et casser ces murs ?

Isabelle qui va prendre des cours de karaté et qui aimerait savoir d’où vient l’expression :”avancer contre vents et marées”

6 octobre

Avez-vous un ange gardien ?...

ange 03 Avant ma vie était sombre sans lumière.
N’arrivant pas à percer le brouillard qui m’entourait.
Mais pourquoi le percer puisqu’il n’y a pas de sortie.
Ayant perdue le sourire, l’envie de vivre ; je me noyais dans un océan de solitude.
Un jour un ange croisse ma route dans ce brouillard.
Cet ange m’a montré comment déchirer ce brouillard.
Je retrouve auprès de celui-ci, le sourire, l’envie de vivre.
Et ce petit quelque chose qui fait que j’ai le sourire le matin, la journée et qui accompagne mes nuits et mes songes.
Es-ce un rêve ?
Non, mes rêves n’ont pas été aussi beaux depuis la venue de cet ange.
Et cet ange qui est-il ?

Isabelle qui connaît le nom de son ange gardien

24 septembre

Que vous reste-t-il à faire ?...

Ce qu’il me reste à faire… Voilà, j'ai fait tout ce que j'avais à faire, attendre la récolte de ce que j'ai semé... En attendant. Mélancolie, alanguie, rêveuse, confidence aux confins des coussins…

  • Rencontrer cette adresse secrète
  • Ouvrir les pages de ce nouveau livre
  • Glisser des sourires au coin des lèvres
  • Se réchauffer au bord du feu
  • Boire ce thé issu de sa sève
  • Croquer ce morceau de puzzle
  • Prendre ce temps des lents et des impatients,
  • Courir et renverser d'élan
  • Trouver cette matière nouvelle, résistance, poids, présence.
  • Creuser des sillons de sel
  • S'assoiffer de lumière
  • Caresser le rythme du cœur.
  • Frissonner sous le souffle de son inspiration,
  • Expirer et renaître sous la puissance de son axe.
  • S'ensommeiller au creux du nid
  • Rêver de découvrir sa peau.
  • Avoir l'intuition de sa connaissance
  • Deviner entre les lignes de sa main.
  • Être côte contre côte
  • Égal et différent
  • Reconnaître son miroir déformant
  • Aimer en toute simplicité.
  • Rêver peut être.

Et après, il faudra bien que je me repose …

Lucie qui a encore tant à faire

20 septembre

Promettez-vous ?...

Soleil et lune 0001 D'être si fort que rien ne puisse perturber votre paix intérieure.
De parler de santé, de bonheur et de prospérité à chaque personne à laquelle vous parlerez.
D'aider chacun de vos amis à sentir ce qu'il a comme potentiel en lui et combien le fait de les connaître fait une différence dans votre vie.
De regarder le côté ensoleillé de chaque chose et de transformer votre optimisme en action.
De penser seulement ce qu'il y a de meilleur, de travailler seulement pour le meilleur, et de vous attendre au meilleur.
D'être aussi enthousiasmé par le succès des autres que par le vôtre.
D'oublier les erreurs passées et de penser aux réussites futures.
D'être toujours chaleureux et de sourire à toutes les créatures vivantes que vous croiserez.
De tellement vous consacrer à votre développement personnel qu'il ne vous restera plus de temps pour critiquer les autres.
D'être trop serein pour vous faire du souci, trop noble pour vous mettre en colère, trop fort pour avoir peur, trop généreux pour en vouloir à qui que ce soit, et trop heureux pour considérer comme « problèmes » les obstacles que vous saurez contourner.
Alors vous promettez ?...Ce n’est pas décrocher la lune que l'on vous demande…

Sixtine et les filles de l’atelier d’écriture de l’hôpital au domicile

6 août

Appréciez-vous ce qui est désiré ?…

Ce qui fait désirer se fait apprécier

Comme prisonnière du temps,
allongée sur mon nuage et caressée par le vent.

J'essaye de tuer le temps,
et puis je t'attends.

Consciente des moments décevants,
j'implore le ciel pour des instants enivrants.

Folie d'amour comme entre amants,
fusion des êtres s'aimant.

Bonheur d'aimer, amour naissant,
harmonie des corps brûlants.

Corinne et Bernie qui ont la tête dans les nuages  

13 juillet

Que préférez-vous : la symphonie du matin ou le romantisme du soir…

10-Parc Tête d'Or - allée des bouleaux Devant la grille, je m'immobilise. Je veux d'abord reprendre mon souffle et laisser calmer un peu les battements de mon cœur. Le sentier, bordé de roses sauvages, qui grimpe jusqu'à l'immense maison, est blanc de soleil. Ce soleil implacable a pesé, tout au long du trajet, sur mes épaules.

Maintenant, les yeux fixés sur le parc aux allées compliquées, je me sens pris d'une crainte indéfinissable. Timidement, je pousse la lourde porte de fer et marche vers le perron. Je note, au hasard, la pièce d'eau au-dessus de laquelle des libellules roses et mauves mènent une ronde enchantée...Le banc à droite près du marronnier... Des pies s'envolent à mon approche, tandis qu'un papillon, pareil à un danseur ivre, trace des cercles autour d'un buisson. Mes doigts rampent vers la sonnette. Dans l'encadrement de la porte une ravissante fille, longue et mince, dotée d'un corsage joliment meublé, de longues cuisses bien galbées, de jambes remarquables, possédant en plus un très charmant minois, éclairé de deux yeux candidement complices et d'une bouche bien ourlée. Docile, je suis ma compagne. La porte doucement, se referme derrière elle.

Lentement, comme pour mieux m'imprégner de cette atmosphère nouvelle, mieux faire connaissance de cet univers qui désormais est le mien, je fais le tour de la pièce. Tout y était rose, depuis les fins rideaux jusqu'à la soie recouvrant le lit. Près de la fenêtre, un fauteuil que le soleil encadre d'un losange de lumière. Contre le mur, un divan aux coussins joufflus. Plus loin, un guéridon aux pieds nerveux rehaussés de dorures, à gauche, une coiffeuse dont la place accapare glorieusement la clarté accourue du dehors. Et, un parfum, un parfum indéfinissable de cigarette blonde et de plantes épanouies...

J'ai à peine dormi cette nuit là. Peut-on donner le nom de sommeil à une torpeur malfaisante, sans cesse interrompue par les plaintes ? Petit à petit, je me suis senti gagné par la fièvre, la lassitude. Quelque part, un oiseau lance le signal de l'éveil, mille autres pépiements lui répondent aussitôt. La symphonie amorcée se propage à travers le parc, s'entend jusqu'aux profondeurs des bois. Partout l'ombre cédait la place à la clarté. L'aube accourue avec des grâces de coquette. Elle se déplie au-dessus des arbres, par delà la campagne environnante, comme un éventail phosphorescent. De nouvelles rumeurs se mêlent maintenant au chant des oiseaux. Une armée de moustiques nerveux dresse une colonne bruissante face à la pièce d'eau. Et, des parfums s'échappent de la terre tout imprégnée de rosée. Un mélange puissant de senteurs qui me donne le vertige. Je fais quelques pas, atteins l'extrémité opposée de la terrasse et regarde la mer. Dans ce coin plus isolé de la Cote Basque, la mer semble différente, porteuse d'un sublime message. Les mouettes alanguies paraissent unies de leurs ailes, le bleu transparent du ciel bleu changeant de l'eau. Sur l'Océan, l'aurore est plus timide. Elle prend possession de son royaume avec moins d'arrogance par d'imperceptibles attouchements qui peuplent d'étincelles toute cette immensité.

22-Parc Tête d'Or - Le grand puits de la Roseraie Un soir je suis allé chercher un peu d'apaisement dans l'ombre du parc. Je marche au hasard, les yeux fixés sur la lune, un lambeau de lune, plutôt posé comme un mince poignard recourbé dans un coin du ciel. Je songe à cette vie. A cette vie cahotante qui est la mienne depuis des années. Un nuage, tout à coup cache la lune et la pénombre autour du promeneur se fit plus brutale. Lentement, je m'avance vers le banc que je connais si bien. Je n'eus pas le temps de m'asseoir. On marche dans l'allée. Je distingue au loin un point incandescent, c'était la jeune fille, qui avait dû certainement fuir pour quelques instants sa chambre. La brise accourue de la mer s'amuse à faire voler ses cheveux qu'elle a simplement noués d'un ruban. Le nuage sombre, libère la lune et une clarté jaunâtre enveloppe le couple immobile. Nous traversons le parc, longeons les buissons ; notons distraitement que des vers luisants mettent en fête un coin de la pelouse et qu'un oiseau effrayé lance sa complainte.

Au lendemain, je dois partir. Dans son regard il y a toute la félicité du monde, dans son cœur, cette magique symphonie que scandent les conquérants.

Aujourd'hui encore, je sens mon cœur envahi d'une douce chaleur, quand je songe à mes matinées, mes journées, mes soirées et, à mes ami(e)s.

Bernie et ses souvenirs romantiques

12 juillet

Retournez-vous sur un lieu d’un souvenir impérissable ?...

Quand la voiture s'arrêta, le village apparut du haut de la colline, baigné dans une brume bleuâtre. Tout était comme autrefois. Rien n'avait changé. Vu de la hauteur, il semblait serein et paisible comme si la guerre l'avait épargné, et pourtant de nombreuses maisons étaient éventrées et n'offraient plus aux regards qu'une façade délabrée semblable à un vieux décor de théâtre. Mais ces murs debout empêchaient de distinguer à distance les maisons mortes de celles qui avaient miraculeusement échappé aux destructions. ...

A travers les vitres, je regardais les feuilles tourbillonner dans le vent aigre et s'abattre sur les quais et dans la mer. Dans une brume lumineuse, on voyait se profiler les vieilles façades butinées par des siècles d'histoire et, tout près de moi, de l'autre côté d'une rue étroite, je distinguais de très anciennes maisons pareilles à des décors de mélodrames périmés. Tout me paraissait d'un autre monde, et je me demandais comment des êtres du 21 ème siècle pouvaient vivre dans ces bâtisses plusieurs fois centenaires. Je m'imaginais qu'ils ressemblaient tous à des momies ou bien qu'ils n'étaient que des fantômes du passé égarés à l'époque de la vitesse et de la télévision.

Je sortis, je vins m'appuyer contre le parapet du quai et regarda silencieusement couler l'eau sombre de la mer où tremblaient les reflets des lumières de la ville. La lune n'est pas pour moi matière à rêverie mais seulement cette clarté blafarde qui baigne les rues et les maisons et, découpe mon ombre sur le sol, là, j'aime revoir mon enfance.

C'était au mois de septembre, il faisait frais, mais tellement beau, les estivants avaient déserté les plages. Cette ville aux portes de l'orient, avec ses palmiers, ses pins tourmentés par le vent, son ciel bleu et cette mer qui emportait les rêves jusqu'au bout du monde, me paraissait un mirage. J'aimais ces longues rêveries sur les galets que venaient caresser les vagues. Dans ces petites calanques découpées au milieu des roches rouges. Je descendais à travers les rochers jusqu'au bord de la mer, si transparente qu'on voyait glisser les poissons argentés sur les algues. Je demeurais assis dans cette solitude, regardant au loin se profiler les voiles rouges ou blanches des barques de pêche et, comptant dans le ciel les nuages emportés par le vent. J'aimais la nature et me plaisait dans ce grand silence où tout mon être se dilatait et s'exaltait en pensant à la puissance mystérieuse qui conduisait la ronde éternelle des vents, des saisons, du soleil et de la mer. A part le cri des oiseaux de mer qui tournoyaient au dessus de ma tête et, le murmure incessant des vagues se brisant sur les rochers, la plage était silencieuse et, au bout d'un moment, je m'endormis pour de bon.....

Paris - Arc de TriompheJe voyais dans mon rêve, le soleil qui se couchait en apothéose au cœur de l'Arc De Triomphe, nimbant les vieilles pierres d'une auréole pourpre. Le soleil se couchait toujours ainsi, illuminant longuement les noms des victoires gravées sur le monument.

Un bruit bref, d'un loquet de porte que l'on retient afin d'éviter son "claquement" sec, me fit sortir de mon « paradis » et là, je ne sais rien de plus ravissant que l'entrée dans une chambre, d'une femme jeune, élégante et jolie. Cependant elle avait un front admirablement proportionné et des yeux enchâssés si joliment que cela contribuait à donner à son égard une candeur et une franchise attachante et promettait une extrême loyauté. Elle accapare désormais l'attention comme elle paraît avoir confisqué la lumière. Elle remplit son rôle de point de mire à la perfection.

Immobile, souriant à peine, elle a l'air de se mettre aux enchères, et elle a le toupet de dire : « continuez, continuez, je vous en prie. Ne vous interrompez surtout pas pour moi ». Erreur et, elle prend le visage attentif de quelqu'un qui peut tout entendre, tout comprendre, et que tout passionne.

Bernie qui est revenu vivre un temps d’enfance

27 juin

Lisez-vous et croyez-vous en votre horoscope ?….

Theme astral Mon horoscope m’a dit :
Pas de chance...j'ai raté le test... Pourtant mon horoscope m'indique : vous feriez un très bon diplomate (qui va me proposer une ambassade ?), vous êtes faites pour la politique (ah ! oui...). Vous vous montrez persuasive et vous ferez passer vos idées (ma moitié a accepté, aujourd'hui, sans rechigner, tout ce que je lui ai demandé...)

Je vais arrêter-là, sinon je vais me présenter à la prochaine députation.

Cathy celle qui regarde les astres plus qu’elle ne croit en eux

9 mars

Cette force est-elle en vous ?...

Beaucoup de ponts et de rivières,Donnez
pour cette longue traversée.
Et pourtant, il est clair
que je me donnerai à fond pour y arriver.
Je glisserai sûrement sur les pierres
et tomberai dans cette rivière glacée.
Mais je me relèverai
et je continuerai à marcher.
J'arriverai les genoux écorchés
et les vêtements souillés.
Mais par un seul de tes baisers
je deviendrai une petite fée....
C’est mon poème

Corinne qui a toujours la force de continuer

14 septembre

Avez-vous un arbre magique ?...

POMMIER 01 A peine le temps de penser à la faim qu'un plateau surgit devant Charly.
Gâteau, brioche ....le gamin est si affamé qu'il ne cherche pas d'où vient ce miracle. Il dit :

– J'ai soif !, un verre d'orange apparaît !

Là, il s'étonne, se demande qui lui joue ces tours de magie.
Quand un lutin malin se dresse devant lui :

– Tu es sous l'arbre à souhaits.

Et il l'entraîne dans une farandole. Mais au matin, Charly a encore faim. Nul gâteau ne tombe du ciel. Il a soif, pas de lait. Les yeux pleins de sommeil, Charly descend du lit et va à la cuisine. Plus de tours de magie, plus de lutin, mais un gros câlin de maman et un chocolat chaud...meilleur qu'en rêve.
Charly regarde bien tous les arbres qui bordent la route le menant à l’école. Ils se ressemblent tous.
Mais où est l’arbre à souhaits ? ...

L’atelier d’écriture de l’hôpital

7 juin

Serait-ce, aujourd’hui, mon jour de bonté ?

Ce matin en ouvrant mes volets, j’ai vu d’énormes nuages. Je les ai regardés ? J’ai vu qu’ils étaient remplis d’amour et d’amitié. Alors, je me suis empresser de les attraper pour pouvoir vous donner des milliers de baisers d’amour. Depuis, ils déversent sur vous cette pluie d’amour et d’amitié.

 

Sanae l’amour personnifié

5 juin

Avez-vous rêvez d’être dans la peau de quelqu’un d’autre ?...

Le petit parapluie n’aimait pas la pluie. Quel dommage, par ce temps d’orage ! Quand sur sa route, il sentait venir les gouttes, que ce soit celles d’une ondée, d’une pluie d’automne ou d’une averse drue et subite, il se racrapotait dans sa housse en espérant qu’on l’oubliât au fond du cabas.

Mais voilà, à chaque fois c’était la même histoire et le même désespoir : une main fébrile le saisissait et l’ouvrait sans précaution.

Un jour, il en perdit une baleine. Qu’à cela ne tienne, madame-qui-protège-sa-mise-en-pli l’exhiba ainsi estropié durant des jours et des jours avant de le faire réparer. Il aurait tant aimé être ombrelle et accompagner de jolies jeunes filles pâlottes ou de vieilles bigotes rougeaudes en balade dominicale mais il n’était que parapluie des villes, jeté au fond du sac, oublié dans le coffre de la voiture ou pire encore, sur la banquette d’un train de banlieue.

Sa destinée pris cependant un tournant le jour de ses cinq ans. Madame-qui-protège-sa-mise-en-pli avait un rendez-vous important, à quelques rues de son domicile. Pressée par le temps et l’envie de se montrer en public, elle l’emmena précipitamment. Puis, après quelques mètres, constatant que le temps n’était plus à la pluie, elle l’abandonna sur le rebord d’une fenêtre.

Une petite fille vint à passer. Elle remarqua le petit parapluie sur le rebord de la fenêtre et l’emmena avec elle. Elle ne devait pas être bien vieille et sautait d’un pied sur l’autre, élevant dans les airs sa nouvelle acquisition. Elle rencontra une copine et lui montra sa trouvaille. Ensemble elles décidèrent de se rendre au parc tout proche où d’autres enfants jouaient déjà. Tous vinrent voir le parapluie et demandèrent à la petite fille de l’ouvrir. Après quelques hésitations, elle parvint à étendre la toile qui se mit à briller pour la première fois dans le soleil de cette après-midi de printemps.

Qu’il était bon de se prélasser ainsi sous la chaleur des rayons ! Fin de journée, les bambins se dispersèrent mais Julie, tel était son prénom, se balada encore un peu sur les chemins du parc le parapluie à la main et c’est ainsi qu’un simple parapluie devint, l’espace de quelques heures, l’ombrelle qu’il avait toujours désiré être avant de finir abandonné au fond d'un vieux coffre à jouets.

 

Joëlle et l’atelier d’écriture de l’hôpital

 

13 mai

Petite comment envisagiez-vous l’homme de votre vie ?

Quand j’étais petite, je voulais devenir une journaliste…rousse, me faire appeler Sophia Paramount, aller bouter l’ignoble M. Ming hors des espaces interplanétaires avec Bob Morane, que j’allais épouser. Enfin…, lui ou Bill Ballantine.

Mais quand on est petit, on ne nous dit pas tout. Heureusement, il y a Laurence, et, dans Tout sur Bob Maurane, elle révèle…tout. Et notamment ce que les autres ont omis. En effet, écrit-elle dans son édito : « qui a pensé à signaler que (…), entre La Marque de Kali et Krouic, Bob est passé du rasoir manuel au rasoir électrique ? Ou encore que Bill dort en slip (Les Papillons de l’Ombre Jaune) ? Les trucs importants quoi ! »

Or, maintenant que je suis grande, je redécouvre aussi un des défauts dont est affligé l’Ecossais aux belles dents du clan McGuiliguidi : Bill…ronfle. Ce qui suffirait, vous en conviendrez, à lui préférer son acolyte.

Eh oui ! si j’avais su, c’est bien Robert Morane que j’aurais épousé ! Non sans avoir auparavant circonscrit la gentille jolie Tania Orloff et la jolie nuisible Miss Ylang-Ylang. Oui mais voilà…, un mari qui se perd parfois au point que les frontières entre rêve et réalité en deviennent floues ? Là je dis : « sans regret ! ». Car n’aurait-il pas eu par trop tendance à me préférer une héroïne fictive de science-fiction parallèle ?

Non, vraiment, entre Bob et moi non plus, cela n’aurait jamais marché !

 

Véronique qui rêve encore à l’homme idéal

23 avril

Prendriez-vous un grand bol d’air ?...

Monsieur Hibou, qui êtes-vous? Vous l'animal curieux qui régnez sur ces lieux?

Je suis le vieux hibou, le hibou tout doux, animal de la nuit, l'ami des chats gris.

Monsieur Hibou, regardez-vous, pourquoi de tels yeux ronds et cet air grognon?

Je suis si âgé et tu m'as réveillé! Le jour est mon sommeil à nul autre pareil.

Monsieur Hibou, écoutez-vous, pourquoi cette drôle de voix?

Mon enfant, il y a si longtemps... pourquoi  diable tant de questions?

Monsieur Hibou, on m'a parlé de vous avec des poux et des joujoux, des bijoux et des cailloux mais je ne les vois pas. Et des genoux, vous n'en n'avez pas! Je voulais juste devenir votre chou, le préféré de maître Hibou.

Mon enfant, ne t'en va pas. Attends! Je t'offre ma sagesse, mon amitié et ma tendresse. Je n'ai pas, il est vrai, de joujou, encore moins de pou ou de bijou mais un trop plein de bisous, à te donner dans le cou.

 

Bernie et l’atelier d’écriture en balade dans le parc de l’hôpital

6 décembre

Comment sera demain ?

Hier, demain me semblait tellement loin. Aujourd’hui, il n’en est plus rien. Demain est tout proche de moi, à mon seuil, à portée de ma main.

La relativité du temps : hier s’éloigne, demain se rapproche et pourtant je suis toujours dans le présent d’aujourd’hui. Ma ligne du temps va de l’avant, toujours plus vite, toujours plus courte. Courte devant. Longue derrière. Je suis le point qui progresse, qui roule de gauche à droite dans un perpétuel mouvement d’arrière en avant, d’hier à demain.

Que m’importe le passé que je connais ? Que m’apporte le futur que j’ignore ?

Pour calmer le temps, le temps qui galope, je me cramponne au présent.

Demain, que sera demain ?

 

Christelle et Joëlle qui aimeraient bien savoir…

  

P.S. : concernant Christelle, son état est stationnaire. Elle est toujours aux soins intensifs et n’est alimentée que par perfusion et « bidon hyper-protéinés. »