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    April 15

    Avez-vous trouvé l’ennemi de votre régime ?

    Dans la revue Neuroscience, les chercheurs, de l’Imperial College de Londres, ont découvert chez la souris que quelques cellules situées dans l’hypothalamus contrôlent l’appétit. Voilà enfin découvert l’ennemi de votre régime

    Maintenant, il est à poursuivre la « traque » chez l’homme, afin de mieux lutter contre l’obésité.

    En attendant, nous vous conseillons de bien surveiller votre alimentation en diminuant les produits sucrés (boissons au coca, soda, pâtisseries, viennoiseries, etc…)

    Mangez au moins :

    1. Deux pommes par jour (30 minutes avant les repas, lorsque c’est possible).
    2. Cinq fruits et légumes par jour
    3. Faites un exercice physique d’une durée minimale de 30 minutes, par jour (à exécuter en extérieur)

     

    Bernie qui pratique, chaque jour, les postes 1 et 3, mais irrégulièrement le poste 2

    April 02

    Etes-vous douillet(te) ?

    L’étude, de grande ampleur, effectuée ; dans huit pays européens, par la Société Pierre Fabre Dermo Cosmétique révèle que 37,6% des européens ont la peau sensible.

    Les femmes Françaises, les Italiennes et les Allemandes sont particulièrement touchées par ce phénomène.

    Seraient-elles plus douillettes ?

     

    Bernie qui insensible tout en étant sensible

    March 13

    Voulez-vous retrouver votre jeunesse ?

     

    Des gènes capables d’allonger la vie et de quasi supprimer les cancers ! La biologiste Cynthia Kenyon les a identifiés chez un ver, mais ils existeraient également chez l’homme.

    Aujourd’hui, nous pouvons comprendre pourquoi les participants à Kho Lanta mangent des vers.

    Le ver redonne-il la jeunesse ?

     

    Information recueillie par Bernie dans la revue Nature Genetics

    February 27

    Peut-on maigrir en dormant ?...

     

    Qui dort, dîne ?...Pour maigrir, il suffirait peut-être de dormir.

    Selon une étude, menée durant seize années chez 70000 américaines, montre que celles qui dorment cinq heures ou moins par nuit prennent plus de poids que celles qui dorment sept heures ou plus.

    L’hypothèse ? Le manque de sommeil modifierait le métabolisme favorisant ainsi le stockage des sucres et des graisses.

    Par contre, il ne précise pas si la sieste fait maigrir…

     

    Bernie qui croyait qu’il fallait faire de l’exercice pour maigrir…

    February 23

    Le thé est-il divin ?

    Il y a sans conteste quelque chose de divin dans le thé. Son origine, qui remonte à la nuit des temps, tient de la légende. Parmi ses innombrables vertus, il possède celle d’aider « à trouver une paix durable avec soi-même, ainsi qu’en compagnie des autres ».

    Les grandes familles :

    Il y a thé et thé. Les variétés, les parfums multiples, la forme et la taille des feuilles (le grade) et, naturellement, les origines diverses forment des combinaisons extrêmement complexes. Fort heureusement, cette complexité a réussi à se ranger dans six grandes familles.

    Au « top » se trouve le thé blanc dont les règles de la cueillette étaient restées immuables de 600 avant Jésus-Christ à Mao. Il tire son nom du fait que seuls sont récoltés le bourgeon sommital et les petites feuilles pas plus longues qu’un centimètre, recouvertes de duvet blanc. Aussi rare que cher, il n’est pas entré dans nos mœurs occidentales.

    L’infusion vertueuse :

    Qu’il soit fumé, en poudre, blanc de Chine ou noir d’Assam, le thé contient des vitamines A – B – K et PP.

    Il possède aussi une teneur intéressante de calcium, potassium, cuivre, zinc et fluor

    Totalement acalorique et sans sodium, il se distingue par une concentration exceptionnelle (25%) d’antiradicaux libres, ou antioxydants, dont on étudie aujourd’hui les effets préventifs.

    Contrairement au café, il stimule sans exciter, facilite la digestion et aide à la dissolution des graisses alimentaires.

    Tout simplement séchés :

    Viennent ensuite les thés verts qui, comme l’adjectif le laisse supposer, sont « naturels ». Ils sont en fait le résultat d’une préparation particulière destinée à éviter le processus de fermentation. Deux méthodes différents existent, l’une chinoise et l’autre japonaise, mais leur finalité est la même : sécher tout simplement les feuilles sitôt récoltées.

    C’est là que se rangent les variétés Gun Powder (poudre de fusil) et Matcha. La première est originaire de la province chinoise de Zhejiang : une fois séchées, ses feuilles sont roulées en boules afin que leur arôme ne s’échappe qu’au moment de l’infusion. La seconde vient du Japon où elle est élaborée en pulvérisant de fines feuilles séchées. C’est elle qui est utilisée dans la fameuse « cérémonie du thé ».

    Ces thés donnent un breuvage légèrement âpre, voire amer, à l’arôme très subtil, souvent fleuri.

    Fermentation imposée :

    Voilà le tour des thés noirs, thés fermentés par la force des évènements. Avant l’ouverture du canal de Suez, il fallait cinq mois aux « clippers » anglais pour gagner Londres depuis Fou Tcheou. Le séjour obligé dans les cales humides provoquait une fermentation à laquelle l’Occident s’habitua. Les feuilles sont d’abord flétries, puis roulées avant d’être placées dans une atmosphère très humide où elles fermentent et noircissent. On les sèche pour arrêter la fermentation.

    Les thés noirs produisent des infusions foncées, de saveur plus tannique, plus ronde et corsée que celle d’un thé vert.

    Les thés oolong jouent les intermédiaires puisqu’ils sont semi-fermentés. Ils connaissent le même traitement que les noirs, à la seule différence que leur fermentation est réduite, ce qui donne des thés légers et fruités. Le plus recherché est l’Oriental Beauty, très prisé pour son délicat goût d’orchidée.

    Thés aux parfums :

    Thés verts, noirs ou oolong peuvent être additionnés, selon la tradition chinoise, de fleurs fraîches de jasmin, de rose, d’oranger, de magnolia, de même de chrysanthème. En 1910, Earl Grey, ministre britannique des Affaires étrangères, retrouva une ancienne recette de thé chinois parfumé à la bergamote, fruit voisin de l’orange, à laquelle on donna son nom. En 1950 est lancé le « Goût Russe », mélange de thés de Ceylan, d’Inde et de Chine aromatisé aux agrumes. Dès les années soixante dix, c’est l’explosion : on passe de 20 à 80 variétés parmi lesquelles figurent des thés aux fruits du verger ou bien exotiques, au chocolat ; au rhum, à la lavande …

    Thés compressés :

    Le thé puerh souvent utilisé dans la confection des thés Tuocha, sont pressés sous forme de briques ou dans des moules ayant la forme d’un nid d’oiseau. Ils sont très appréciés pour leurs vertus curatives.

    La bonne infusion

    Il ne faut pas confondre thé fort et thé longtemps infusé.

    Pour obtenir le premier, il suffit de laisser infuser 3 minutes : c’est le temps au bout duquel la théine, qui a des effets stimulants, est en grande partie libérée.

    En revanche, plus vous laissez infuser, plus il y a de tannins, plus le thé est amer et moins la théine est active.

    Les bienfaits du thé vert :

    Apprécié depuis des siècles en Chine, il suscite en Occident un véritable engouement.

    -        Il préserverait des cancers :

    Des études japonaises ont montré que le thé vert éviterait l'apparition des cancers de l'estomac et du côlon. Et des expériences américaines tendent à prouver qu'il protègerait de certaines tumeurs du poumon et de la peau.

    -        Il éviterait la fatigue :

    Riche en caféine, théine et vitamine C, il est stimulant, et peut provoquer le soir des troubles du sommeil. Pour un thé moins excitant, augmentez le temps d'infusion afin que les tanins puissent se diffuser plus largement.

    -        Il protégerait des maladies cardio-vasculaires :

    Contrairement au thé noir, il est non fermenté et donc riche en tanins. Des études ont mis en valeur le rôle antioxydant des polyphénols contenus dans les tanins, ce qui explique son rôle préventif dans l'apparition des maladies cardio-vasculaires et l'athérosclérose.

    Caractéristiques des différents thés :

    Thé noir :

    Darjeeling : Un « grand seigneur » aux feuilles très fines, cueilli sur les contreforts de l’Himalaya. Offre une saveur vive douce, au goût de fruit mûr, rappelant le muscat. Pour tout moment de plaisir.

    Oolong : Thé noir donnant une infusion orangée, au goût fin, aromatique et parfumé. Il peut être bu tout au long de la journée.

    Thé parfumé :

    Lady Grey : Thé de Chine aromatisé à la bergamote et agrémenté d’écorces de citron et de pétales de bleuet. Sa saveur délicatement fruitée et très raffinée le destine au « tea time » de l’après-midi, nature de préférence.

    Ceylan Golden Pekoe : Mélange de thés, les uns à l’arrière goût fleuri et les autres corsés et aromatiques. Du petit déjeuner à l’après-midi.

    Thé vert :

    Tchaè : Aux saveurs d’Orient, ou à la menthe. Leurs grandes feuilles sont originaires de la province chinoise de Zhejiang. Leur faible teneur en théine permet de la consommer en grande quantité, ce qui est aussi bon pour la forme que pour les formes.

     

    Bernie qui boit que du thé vert

    December 27

    Et maintenant si vous faisiez la diète ?...

    Le mot diète vient du grec diaita, qui est, à la fois, la manière de vivre, le régime alimentaire et le lieu où l’on vit. En français, à partir du XVIème siècle, ce terme de médecine désigne tout régime alimentaire, prescrit. Aujourd’hui, le mot s’emploie pour parler de restriction alimentaire, voire d’absence de prise de nourriture. On en fait un équivalent de jeûne. Ce mot d’inspiration plus religieuse vient du latin jejunare (faire abstinence, ne pas s’alimenter par pénitence).

    Diète ou jeûne sont sensés purifier l’organisme.

    Prochainement nous traiterons du régime…

     

    Catherine qui après avoir bien mangé chasse les excès

    December 26

    Connaissez-vous les « vitamines de l’air » ?

    Les ions négatifs sont appelés les « vitamines de l’air ». Mais connaissez-vous les endroits les plus purs pour s’oxygéner ?

     

    En forêt :

    Si l’air est si pur, c’est grâce à la photosynthèse. Sous l’action de la lumière et de la chlorophylle, les végétaux absorbent les gaz nocifs et produisent de l’oxygène. Les ions négatifs, omniprésents, le sont encore plus à l’extrémité des aiguilles des conifères. Pour recharger ses accus, rien de mieux que la forêt des Landes ou les pinèdes méditerranéennes.

    L’exercice à faire : au cœur de la verdure, inspirez profondément, retenez un instant l’air dans vos poumons et expirez lentement

    A la montagne :

    Plus on grimpe, plus le taux d’ions négatifs est élevé, ce qui favorise l’oxygénation des tissus, augmente les performances musculaires, favorise le sommeil. L’idéal ? Se promener à plus de 1000 m d’altitude, surtout après un orage, moment où l’air s’enrichit de ces particules chargées d’électricité. On s’attarde en chemin partout où l’eau bouillonne (torrent…).

    L’exercice à faire : et pourquoi pas une partie de pêche en rivière, du rafting ou du kayak afin de cumuler un maximum de bienfaits.

    Au pied d’un cascade :

    C’est le meilleur endroit pour s’oxygéner à pleins poumons. Parce qu’ici la densité d’ions négatifs qui purifient l’air est plus forte qu’ailleurs. Deux cent cinquante fois plus qu’en ville où la pollution augmente les ions positifs, néfastes pour notre santé (fatigue, maux de tête, anxiété).

    L’exercice à faire : alors en été, on s’offre une douche hypertonique sous une cascade bienfaisante. Ça régénère le corps et l’esprit !

    Au bord de la mer :

    Pas étonnant qu’un séjour à la mer dope notre énergie : les embruns chargent l’air en ions négatifs, en iode et en ozone (agent purificateur de l’air). Rien de tel que de humer l’air du large à l’avant d’un bateau ou en pédalo. Ou de se balader à marée basse parce que les algues laissent échapper une grande quantité d’ions négatifs.

    L’exercice à faire : en thalassothérapie, ne faites pas l’impasse sur la salle d’ionisation, où se diffuse une brume maritime détoxifiante !

     

    Bernie qui vient de prendre un bon bol d’air pur (du moins…)

     

    December 25

    Faites-vous attention aux calories ?….

    Tout comme une voiture a besoin d’essence, notre organisme a aussi besoin d’énergie, donc de calories. Mais point trop n’en faut sinon le gras nous guette.

    Du latin calor (chaleur), calorie est un terme de physique qui remonte au XIXème siècle.

     

    Il s’agit d’une unité de mesure de la chaleur : c’est la quantité d’énergie nécessaire pour élever de 1° Celsius la température d’un gramme d’eau. La calorie des nutritionnistes représentent en fait 1000 calories des scientifiques. Voilà pourquoi, sur les emballages, la valeur énergétique de nos aliments est souvent indiquée en kilocalories (Kcal) ou calories avec un C majuscule. La norme internationale impose la mention de kilojoule, soit 1 calorie égale 4,18 joules (et pas jules, comme l’ont écrit quelques élèves).

    Ah, ces sacrées calories !...

     

    Catherine qui est contre l’excédent de calories

    December 12

    Et si vous preniez vos repas à l’envers ?…

    C’est plus digeste et mieux pour la ligne. Alors, de temps en temps, cassez le rituel !

    Mon exemple :

    Commencez par une tisane : parce que les principes actifs de la tisane vont agir d’entrée de jeu sur la digestion. Les bonnes plantes ? La verveine en cas de digestion lente ou de lourdeur après le repas. La menthe verte ou la mélisse anti-gonflette. En plus, la tisane, elle cale un peu et vous craquerez moins sur le reste !

    Continuez par du comté, de la baguette et un verre de vin rouge : le calcium est ainsi mieux assimilé car non piégé par les fibres des légumes et des fruits. Autant opter pour des pâtes dures qui en contiennent le plus. Une part de comté de 30 g en fournit 285 mg, soit 32% de l’apport quotidien conseillé ! Avec du pain, cela permet de vous rationner. Coupez votre morceau de pain en début de repas…et n’y revenez plus ! Quant au vin, Bordeaux ou Bourgogne, leurs tanins antioxydants sont aussi mieux absorbés loin d’aliments riches en fibres.

    Enchaînez ensuite par un plat sans fibres : pour le plat principal, vous avez le choix ! Du poulet, du riz basmati, ou des tagliatelles, du saumon…L’important est de choisir un accompagnement, de viande ou de poisson, pauvre en fibres : pâtes, semoule, blé, ou riez non complet.

    Terminez enfin par des carottes râpées : parfaites pour équilibrer le repas. Des crudités en dessert, cela vous évitera de vous resservir du plat principal, souvent trop riche, si vous surveillez votre poids ou bien votre cholestérol. Les carottes sont rassasiantes. Mais si vous n’avez plus faim, c’est mieux de prendre des concombres ou des tomates plus riches en eau.

     

    C’était mon exemple pour le dîner, mais faites-le aussi avec le repas de midi !…vous verrez le résultat…

     

    Bernie qui n’hésite jamais de commencer par le dessert et finir par l’entrée.

    August 26

    Comment les raisins vont de la vigne à la bouteille ?

     

    Vendanges : c’est le sucre qui décide ! Que se passe-t-il lorsque le raisin mûrit ? Comment le soleil parvient-il à donner du sucre au fruit ? Et en quoi cela peut-il avoir une influence sur le vin et son degré d’alcool ?

    Voilà autant de questions, simples en apparence, auxquelles vous serez peut-être confronté dans les jours prochains, si vous-même ou vos enfants avez la chance d’observer une troupe de vendangeurs, au cours d’une promenade.

    Après le Beaujolais, qui ouvre chaque année la voie, les vignobles bourguignon, bugiste, jurassien et savoyard vont à leur tour connaître la joyeuse agitation qui entoure traditionnellement la cueillette du raisin. Derrière les rires et les plaisanteries se cachent pourtant un travail harassant pour les vendangeurs et des décisions lourdes de conséquence pour le vigneron.

    Dans les vignobles protégés par une appellation d’origine contrôlée (AOC pour les initiés), l’administration contrôle les vendanges avec un soin jaloux : il faut que le « ban des vendanges » soit publié, en accord avec scientifiques et professionnels qui vérifient la teneur en sucre du jus, pour que la récolte puisse commencer.

    Chaque viticulteur est ensuite libre de ramasser son raisin ou de patienter un peu, avec tous les risques que cela comporte. Des pluies persistantes, un temps humide et froid ont tôt fait de déclencher des pourritures aux effets dévastateurs, pour la qualité comme pour la quantité.

    Mais si le temps reste au beau, le raisin peut continuer à s’enrichir en sucres et apporter au vin des degrés d’alcool et des arômes qui feront ensuite sa valeur… Le choix n’est pas simple.

    Pour comprendre tout l’enjeu de ces décisions, il faut savoir que la quantité de sucres ne dépasse jamais 10 à 15 grammes par kilo dans le raisin vert, au milieu de l’été. Elle est ensuite multipliée par 20 au terme de la maturation qui dure entre cinq et six semaines. Dans un premier temps, les grains de raisin changent de couleur et deviennent translucides (cépages blancs) ou colorés (chez les rouges).

    On assiste parallèlement à une importante augmentation des quantités de sucres contenues dans le jus : en quelques jours, on passe ainsi de 20 à 100 grammes par litre. Ces sucres, des glucides, proviennent tous de la photosynthèse : comme toutes les plantes, la vigne utilise la lumière pour produire du sucre.

    Pour obtenir des raisins riches en sucre, il faut donc beaucoup de soleil… mais aussi un feuillage en bon état, puisque c’est lui qui va recueillir l’énergie lumineuse et fabriquer le sucre ! Voilà qui explique que les viticulteurs consacrent autant de temps et d’énergie à la protection des feuilles de vigne (parfois plus de dix traitements pendant l’été), pour éliminer les champignons comme l’oïdium, qui apparaissent par temps humide, ou les parasites.

    La seconde étape de la maturation voit les fruits augmenter rapidement de volume, tandis que la quantité de sucre progresse encore (20 à 30 grammes par semaine).

    Recette : soleil, chaleur et temps sec.

    Les dix jours qui précèdent la récolte sont particulièrement importants. Dans la mesure où la plante n’a plus besoin d’énergie (aucune croissance), tous les sucres produits par la photosynthèse sont transportés et stockés dans les baies.

    Si la maturation se produit pendant une période très ensoleillée, la production de sucres sera évidemment plus importante. A titre indicatif, il faut 170 grammes de sucre par litre pour obtenir 10° d’alcool ; pour 12° d’alcool, il faut 204 grammes de sucre par litre.

    Dans la dernière semaine de maturation, on assiste enfin à la diminution de l’acidité contenue dans le jus : d’abord parce que le volume des baies augmente et provoque un phénomène de dilution et surtout parce que la respiration du fruit qui augmente avec la température, consomme en quelque sorte, de l’acidité.

    Pour obtenir une récolte de qualité, il faut donc beaucoup de soleil (pour le sucre), de la chaleur (pour éliminer l’acidité) et un temps sec (pour éviter la pourriture). Mais la vendange ne constitue qu’un début pour les vignerons, qui vont ensuite consacrer des jours et parfois des nuits, à l’élaboration patiente des crus que nous commencerons à déguster dans un ou deux ans, dans le meilleur des cas.

    Si vous buvez du vin…qu’il soit bon….mais buvez avec modération….

    Bernie qui ne boit que de l’eau…

    August 25

    Les raisins de la santé, cuisine, beauté et des soins

     

    Pour la santé, la cuisine, la beauté :

    Chasselas, muscat, italia, cardinal… Blancs ou noirs, les raisins de table se suivent sans se ressembler, de l’été aux premiers frimas. Grappes aux saveurs différentes mais aux grains tous bons quand ont sait les choisir et la accommoder avec raison.

    Le raisin, c’est bon pour tout.

    Vertus diététiques et bienfaits esthétiques, le raisin est bel est bien le roi des fruits.

    De nos jours, le raisin, considéré comme le plus vieux fruit du monde, est utilisé sous diverses formes pour notre plaisir, notre beauté et notre santé.

    De la saveur avant toute chose.

    Délicieux et très agréable à grignoter, le raisin est à la fois rafraîchissant et sucré (ce qui explique qu’il soit assez calorique : 80 Kcalories pour 100 grammes). Sa richesse en sels minéraux (potassium, calcium, fer …) lui confère des propriétés diurétiques et laxatives. Il contient également des vitamines A – B – E, et aussi un peu de C) qui en font un bon agent protecteur contre les infections. Seule la présence de fibres peut incommoder les personnes à l’intestin sensible.

    Une mine de trésors pour notre beauté.

    Les polyphénols, un nom à retenir. Ce sont des actifs contenus dans les pépins de raisin : ils sont capables de lutter très efficacement contre les radicaux libres, en grande partie responsables du vieillissement cutané. Ces actifs empêchent aussi la destruction de l’élastine et du collagène, essentiels dans le soutien de la peau. Mais parce qu’ils sont rares (une tonne de pépins donne 1 kilo de polyphénols !) et chers (environ 10.000 F le kilo), peu de produits de beauté en bénéficient. Utilisés dans des compléments alimentaires, ils protègent l’organisme (de l’intérieur) contre le vieillissement. L’huile de pépins de raisin est, quant à elle, réputée pour son action hydratante. La vinolevure, extraite de la levure de vin, est à la fois apaisante et cicatrisante, et renforce les défenses de notre peau.

    Un complice de notre santé.

    Les vertus du raisin pour la santé la santé sont nombreuses, la plus connue étant son rôle sur la circulation sanguine. En effet, les polyphénols augmentent la résistance des vaisseaux sanguins et en diminuent la perméabilité. Ils fluidifient également le sang, ce qui a pour effet d’améliorer l’évacuation des déchets et des toxines : c’est donc l’allié idéal lorsqu’on souffre de jambes lourdes ! Des études récentes ont également montré le rôle anti-inflammatoire, voire anticaries des polyphénols. Quant aux Américains ils sont convaincus de leur action protectrice contre le cancer (une piste qui reste à explorer)

    La saison du raisin.

    La saison de production du raisin s’étend d’août à novembre, avec une pointe en septembre et octobre. C’est un étranger qui ouvre le ban des blancs : l’italia, création signée du Signore Pirovano qui lança sa culture en treille voûtée.

    Pour la cuve et pour la table

    Tout sépare le raisin réservé à la table de celui destiné à devenir du vin. Non seulement les espèces différent, mais aussi les modes de culture et de récolte.

    Les cépages – variétés de vignes – connus pour produire d’excellents crus donnent des fruits remarquables par leur absence de parfum et très déroutants pour le palais.

    A l’inverse, la saveur musquée d’un muscat et les charmes d’un cardinal se perdraient en un liquide trop riche en alcool et trop pauvre en tanin.

    Toutefois, si à la suite d’aléas climatiques ou de manipulation maladroite, le raisin de table perd son goût flatteur, son physique parfait et sa belle santé ; il est détourné vers la cuve. Ce qui ne signifie nullement que le raisin de cuve est un produit dégénéré ! Mais la conversion n’est possible que dans un sens, de la table vers la cuve.

    Le grain de la forme

    De nombreux diététiciens préconisent un retour aux fameuses cures uvales que lança, avant la Première Guerre mondiale, l’épicier poète Paul Corcellet.

    L’ampélothérapie – c’est son nom savant – est à pratiquer au seuil de l’automne pour aborder en forme l’hiver. Par sa richesse en sucres directement assimilables et en sels minéraux – potassium, fer, calcium, magnésium et phosphore -, le raisin a pour effet de réminéraliser l’organisme fatigué tout en décongestionnant le foie, vertu que ne possède pas vraiment son dérivé, le vin ! Il exerce également une douce action laxative grâce à sa teneur élevée en fructose et à la présence importante de fibres.

    Très digeste, il est consommé seul, accompagné simplement d’un litre et demi d’eau et ce, en cure de huit à dix jours, selon des quantités que chacun dose selon son cas. Avec ses 18% de glucides et ses 70 Kcal aux 100 g, il convient d’en absorber avec modération si l’on veut que cette cure ait en même temps une action amincissante.

    La botte en primeur.

    Il est protégé par une appellation d’origine strictement réservée aux coteaux de Sicile, des Pouilles et des Abruzzes, ses domaines de prédilection. Il est également cultivé chez nous en Midi Pyrénées, mais en petite quantité (2,8% de notre production) et sous le nom d’idéal. Il est aisément reconnaissable à ses gros grains allongés et à sa peau épaisse très facile à retirer. Cet avantage lui vaut d’être utilisé en cuisine, servant de base aux sauces accompagnant gibiers et volailles ou constituant la matière première des clafoutis.

    Arrive ensuite le chasselas, la plus précoce et la plus importante de nos variétés de raisins blancs (26,8%). Produit dans la vallée du Rhône, dans l’Hérault et le Gard, il se caractérise par de petits grains mordorés à peau fine, chair et juteuse et sucrée.

    La qualité du chasselas de Moissac, plus tardif et aux arômes très fruités, a été récompensée par une AOC décernée en 1971. Grappillé à l’envi, il est un régal pour le palais, mais excelle avec d’autres stars du Sud Ouest tels le magret de canard ou le foie gras poêlé.

    Le danlas est contemporain du précédent dont il est un cousin puisque fruit d’un croisement avec le dabouky. Ses gros grains ont une teinte dorée tirant sur l’ambré, une peau épaisse, une pulpe juteuse et peu parfumée. L’excellente tenue de ce Provençal le destine aux recettes aigres douces.

    Le Trio des noirs.

    Le cardinal est le plus précoce de nos raisins noirs. Cultivé dans le Languedoc Roussillon, il arrive à maturité fin juillet. Ses grains bien ronds, gros et d’un rouge violacé donnent un excellent jus aussi doré que sucré en même temps qu’ils constituent une savoureuse garniture pour les volailles rôties.

    Début août vient le tour du muscat qui représente 34,8% de notre récolte de raisins noirs et dont le nom lui vient de sa saveur musquée. Ses grains petits et allongés, aux tons bleu noir, se gorgent de soleil en Languedoc Roussillon et en Aquitaine où il acquiert son parfum si particulier. Il est très prisé des cordons bleus qui l’associent aux viandes blanches.

    Le muscat du Ventoux a été récompensé pour une AOC accordée en 1997. Deux semaines plus tard, le Méditerranéen Alphonse Lavallée « pointe son nez », assurant 18,8% de la production nationale. Il se remarque par des gros grains noirs, ronds, parfois bosselés, à la peau solide et à la pulpe ferme. Son acidité naturelle le fait se marier aux charcuteries, aux fromages à pâte dure et aux salades de fruits composées.

    Rafle verte et pruine blanche.

    Ces différentes variétés tiendront leurs promesses si vous choisissez des grappes à la coloration uniforme, aux grains régulièrement espacés et bien accrochés à la tige ramifiée, la rafle.

    La couleur verte de celle-ci est un gage de fraîcheur, tout comme la présence de la pruine, cette fine pellicule blanche recouvrant les grains. Fragile le raisin se conserve un à deux jours dans un local frais et aéré ou dans le bac à légumes du réfrigérateur d’où il sera sorti une heure avant sa consommation. Les 80% d’eau le composant rendent illusoire toute congélation heureuse.

    Bernie qui se soigne aux raisins